‹ Œuvres complètesChapitre 278 sur 414 · B^LIX VILLE · texte numérisé non relu

B^LIX VILLE

Tes enfants ont vu ta femme; ils.pnt présenté leurs vœux, elle les a rejetés; ils ont supplié, elle s'est montrée inexorable ; ils l'od^fr' quittée le désespoir dans le cœur, et sont venus déposer leur douleur dans le mien. Je l'ai attaqua à^mon tour avec les forces réunies de l'amitié, de la délicatesse et4u raisonnement; même refus, in&n^, silence. JDes passions violentes se heurtaient, et la jetaient dans un désordre effrayant; enfin, des mots entrecoupés m'ont donné des soupçons que la réflexion^ a confirmés.

DERICOURT.

Achève : queU sont ces soupçons'?

BLINVILLÏ,

Les passions sont terrible&; leurs ravages inattendus et rapides, et la femme la plus sage n'^ pas toujours des forces suffisantes à leur opposer. . . :

4o8 L'ORPHELIN.

DIBRICOUIIT, «'écHant.

Ma femme s'est manqué !

BLIKVILLE.

Ta femme a combattu long-temps; ses remords attestent....

DiÉRIGOURT.

Et que m'importent ses combats et ses remords!

BLTNVI^LE.

Ces mots qui m'ont frappé vont fixer ton opinion, et t'expliquer la conduite de ton épouse: <c Ce Julien <c que j'aime tendrement , et qui veut épouser Adèle... ; ce ce Julien sans qui je ne peux vivre... ; mon époux « que je n'ose envisager.... ; son ami devant qui je 4IC suis tremblante... »

DÉRI€OURT.

Julien est l'amant de ma femme, et il prétend à ma fille!

BLINVILLE.

Julien est pur.

DÉRiCOURT.

Ah! si je pouvais le croire!

BLINVILLE.

Je te réponds de lui.

DÉRICOURT.

Ma fille sera donc heureuse, et mon imprudente épouse pleurera sa folie.

BLINVILLE.

Oui, qu'Adèle soit heureuse; tu dois le vouloir et l'ordonner. Mais sa mère te devient-elle étrangère?

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