ACTE II, SCÈNE XXIII
au comble , et ne me laisse plus d'espoir. J'ai tout tenté 9 et je n'ai recueilli que la honte de m'étre inutilement abaissé devant elle.
BLINVILXE9 ài^irC.
Ah! je favais prévu.
BBHICOUET.
Je Tai priée , conjurée de penser à sa gloire iy & l'honneur, au repos d'un épow ; je Vài menacée d'user de siOB autorité : elle s^eit montrée sotode k mes prières, rebelle à ma volonté. Je làt-ai reproché sa passion crimîneUe^ et aies jnstéii feproohe» l'ont révoltée. Elle n'a point d'amour pmur Julien , ^-^le ; ce détestable amour ne peut entrer dans soir âoefur ; mais jamais il ne sera l'époux d'Adèle. Enfin , deé larmes, des sanglots ont terminé cet entretien qui décide du malheur de ma v^e^... J'étais prêt à pardonner; j'avais tort , je le sens... , mais j'étais attendri ; je sortais à pas lents... Pas un effort pour me retenir, pas un mot qui pût me désarmer. Le nom de Julien errait sans cesse sur ses lèvres , et m'a rendu mon courage, en réveillant mon indignation. '
BLINVILLE.
Tu as feit ce que te prescrivait ta délicatesse. Cette démarche était nécessaire, puisqu'elle pouvait être utile ; une seconde entrevue serait déplacée et dangereuse.
DERIGOURT.
Moi , retourner près d'elle ! je serais un lâche d en avoir seulement la pensée. Je là reverrai , mais pour la dernière fois , et pour la contraindre à signer.
42a L'ORPHELIN.
BLinVILLE. *>
Ce moment sera ûur , sans doute ; on mettra tout en œuvre pour te désarmer.
DiRIGOURT.
Manège inutile! Mon cœur lui est à jamais fermé; il ne sera accessible à aucun sentiment , pas même à la pitié. .
BLIiryiLLE, loi prétentant la main.
Tu es un homme , et tu as droit à mon respect.
DliaiGOTTBt, à dMii-Toiz.
Évitons cependant tm éclat inutile ; que ces scènes d'horreur se passent loin des étrangers. Ce salon «st isolé ; vers minuit tout reposera , hors la coupable et, ses victimes. C'est alors , c'est ici que je terminerai^ ce mariage; il sera &it sous de cruels auspices! Puissei» t-il être plus heureux que le mien î
FJHf nu SECOND ACTE.