‹ Œuvres complètesChapitre 334 sur 414 · THÉVENIN, SEUL · texte numérisé non relu

THÉVENIN, SEUL

Ma position est vraiment embarrassante ! Parler raison à Durval , c'est m'exposer à des plaisanteries à dés brocards. Leur opposer la dignité qui convient à un chef de famille, et que j'ai perdue sans retour c'est me rendre, à ses yeux, plus ridicule encore... Ma

4«o LE DIVORCE,

femme était sensée, réfléchie, vertueuse même; peutêtre est-il plus simple et plus facile de lui faire sentir... Si elle aime , que puis-je en espérer, et comment Im demander le plus faible sacrifice, après Finconduite afireuse que j'ai publiquement affichée?... Cependant cette passion n'a pas dû jeter encore des racines bien profondes. Je me plais à croire que le mal n'est pas aussi grand que le vaniteux Durval a voulu me le persuader , et c'est là précisément ce qu'il faudrait savoir avant de penser au remède qu'il conviendra d'employer. Cruelle incertkudeJ Oui , voilà ce qu'il faudrait savoir, et ce qu'ils ne me diront pas.

DUBVAL, en dedans.

Vous passez dans le salon? ^

LA CITOTKirNE THl^VENIIT, en dedans.

Oui ; il fait une chaleur mortelle dans ce cabinet.

THÉVENIir.

Les voici ; cachons-nous et écoutons. ( // se cache derrière un secrétaire. ) Il leur échappera sans doute quelques mots, qui, en m'éclairant^ metti^ont un terme à mes irrésolutions.

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