SCENE X
THiVENlN, à part.
On se parle bas , et de très-près.
DURVAL*
Dites-moi, femme charmante, quand remplirez- Yous vos promesses? Elles sont trop flattéusjes pour que je n'en presse pas l'exécution.
LA CITOYENNE THÉVENIK.
£h ! mais , quand vous voudrez. Vous savez à quelle condition je me suis rendue.
THÉVENIN, à part.
Comment, rendue!
LA citotenn;e thévenin.
J'y tiens irrévocablement.
DURVAL.
J'y tiens autant que vous, et l'obligation d'être à jamais heureux doit ajouter à ^on bonheur.
THÉVENIN, à part.
Allons , ils sont au mieux.
Je puis donc faire les démarches nécessaires ?
LA CITOYENNE THÉVENIN
Oui , Durval, et je vous y invite.
DURVAL, bas.
Ferme, donc; ferme.
LA CITOYENNE THÉVENIN
Ce n'est pas où nous en sommes que je dois rien dissimuler. Je vous avoue que Thévenin me fatigue , m'excède.....
THÉVENIN, àpart.
Je .n'y tiens plus ; je grille.
LA CÏTOYETTNE THÉVENIN.
Et que vous me deviendrez plus cher, s'il est possible, en m'en défaisant promptement.
THJÉVETTIN , à part.
Se défaire de moi ! écoutons encore.
DURVAL.
Oui , je vous en déferai ; c'est bien mon intention , et dès aujourd'hui je m'entendrai avec le juge-depaix.
THÉVENIN, à part.
I^e juge-de-paix se mêle d'une telle affaire !
LA CITOYENNE THÉVENIN
Vous avez ma procuration.
DUR VAL
Et je ferai valoir vos droits*
THÉVENIN, à part.
Quel diable de galimatias?
LA CITOYENNE THÉVENIN
Pressons donc un divorce dont dépend ma félicité.
THÉVENIN, à part.
Ah ! ce n'est qu'un divorce. Le moyen est plus honnête au moins.
DURVAL.
Tout sera terminé dans le plus court délai.
THEVENIN, à part.
Je l'empêcherai bien, ou je ne le pourrai.
LA CITOYENNE THÉVENIN
Mon cher ami , vous voyez jusqu'où vont et mon amour et ma confiance en vos sentîmens : j'espère ne jamais m'en repentir. Mais revenons aux conditions