ACTE I, SCÈNE III
dame Verval à conclure avec monsieur Dercourt, par reconnaissance il établira entre nous une égalité de fortune.....
a OSE.
Vous croyez cela, ttionsieur Champagne ?
Gomtnent, si je le crois! Mais ce pauvre monsieur, Dercôlirt, que devkbdra-t^il? MadamiB Verval se laiss^*a-t-elle attendrit»?
ROSE
Monsieur Dercourt lui paraît aimable. Elle est sa maîtresse; mais il faudrait se connaître un peu davantage, avant que de prendre un parti.
^ GHÂMPAGITE.
{^ pan.) A.h, diable! ( Haut. ) Et voilà ce que mon maître désire. Je vous réponds que plus madame le verra, plus elle s'attachera à lui.
Vous tie me trahirez ]pas^ monsieur Châmphgne?
CHAMPAGTVE.
Incapable, mademoiselle.
ROSE
J'ai remarqué qu'il ne voit pas madame /aussi souvent qu'il le pourrait.
CHAMPAGNE
C'est qu'il aime d'un amour respectueux.
ROâiC.
Qu'il a près. d'elle un air jsréoccupé.
CHAMPAGNE
Timidité d'un jeune homme qui. aime pour la première fois.
ROSE
Quand on a des vues honnêtes, on peut s'expliquer librement , et avec une figure aussi intéressante , on ne doit pas craindre d'être importun.
CHAMPAGNE
D'ailleurs , il est très-occupé dans ce moment. Depuis qu'il pense à s'établir, il projette des embellissements dans son château du Languedoc. Il en fait tracer les plans, et, comme il est plein de goût, il dirige le travail de l'artiste.
ROSE
Ah! fort bien.
UN LAQUAIS, à Rose.
Madame est rentrée. Elle a changé d'avis ; elle veut faire des emplettes, et elle désire que vous l'accompagniez.
( n sort. ) ROSE.
Je vous suis. Au revoir, monsieur Champagne.
CHAMPAGNE
Le plus tôt sera le mieux , mademoiselle Rose.