ACTE II, SCÈNE XVIII
CA.RLOS.
Tous ine& certificats.
ROBERT
Ce sont les miens , et ils sont en règle. Mais je me rends accusateur à mon tour, et je vous prie, seigneur, de recevoir ma plainte.
Voilà un procès qui s'embrouille furieusement. Tous deux accusateurs , c'est contre les principes ; cela ne s'est jamais vu. Il Êiut au moins un défendeur.
CARLOS
C'est moi qui accuse.
ROBERT
C'est moi.
Je soutiens....
Je prétends....
CA&LOS
ROBERT
CARLOS
Que c'est à tort....
ROBERT
Que c'est malignement....
LE CORRiGIDOR.
Paix donc ! paix donc ! Toute une cour souveraine n'^ suffirait pas. Et mon greffier qui est dans ses vignes ! il prend bien son temps. Il y a de quoi perdre la tête. (^ Carlos.) Vous l'accusez de s'être approprié vos effets ? ( -^^ Robert. ) Et vous .^
aOB'ERT.
Je l'accuse de calomnie et dé voies de *fkit.(2)'{m ton pathétique.) De calomnie, en* voulant inculper ma probité pour s'approprier Un bien acquis pftr mou travail':, et je. le prouve par les pièces que v6ici. {feuilletant.) Certificats de Ifi princesse des Asturies, d'un ex-gouverneur de Liiiaa , ^un greffier du Saint- Office^ du Qoi^régidor dlàgùilar , ce dernier daté d'hier. YjQUS lé .voyek, seigneur, je ne viens pas surprendre votM religion par des inculpations hasardées ; je n'avance rien que je ne l'appuie par des pièces probantes et authentiques.
LE corrégiHOr.
Mais cela me paraît fort en règle.
CARLOS
Mais tout cela est à tooi , vous dis-je.
ROBERT
Je l'accuse de voies de fait, comme étant venu dans cette maison, dans cette chambre même, avec l'intention de me dépouiller à force ouverte , lequel dessein il a manifesté en me frappant violemment avec le bâton que voilà , et j'invoque le témoignage de l'hôtesse , qui est accour^uè à mes cris , et qui m'a trouvé dans un état à faire pitié.
l'aubergiste.
Il est vrai que sanà moi ce malheureux assommait le docteur^ ^
( L^aubergiste sort dans le courant de la scène. ) CARLOS.
Ils s'entendent, c'est claij\