‹ Œuvres complètesChapitre 84 sur 414 · ACTE II, SCENE XIX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XIX

GH AMPAGNE, à voix basse , au portier.

Veux-tu te taire !

l'horloger, an portier.

Je VOUS supplie , monsieur , de ne pas nous en vouloir. C'est moi qui ai dit et persuadé à monsieur [montrant f)uprè) que son neveu pourrait être ici. C'est qu'il est si difficile de supposer de la probité où l'on rencontre Champagne!

GHAMPAGIfE.

Finissez donc, monsieur, je vous en prie. Prétendez-vous me rendre suspect à mon maître , m'ôter sa confiance , m'arracher mon pain ?

DU PRÉ

Ce garçon a lieu de se plaindre de vous , et moi aussi. C'est votre entêtement , monsieur, qui a causé le plus désagréable quiproquo. ( Au portier. ) Je suis confus de ce qui vient de se passer. [Le portier salue. — A part ^ Je ne sais quelles excuses lui faire. (Z^ ^(^rtier salue. — A Champagne^ Dis donc , Champagne , ton maître est bien silencieux.

CHAMPAGNE

C'est qu'il est très-violent y et il se contraint.

D U P R É , à rhorloger .

Voyez à quoi vous m'exposez.

CHAMPAGNE, au portier.

Rentrez, monsieur, rentrez. Ces messieurs savent maintenant à quoi s'en tenir, et je vous remercie de ce que vous avez fait pour ma justification.

DUPRÉ

Non , monsieur , c'est nous qui nous retirons ; trop

heureux que vous vouliez bien oublier ce que notre conduite a d'irrégulier ! \

( Le portier salue.<-^lls rentrent chez madame Yerval. )

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