‹ Œuvres complètesChapitre 86 sur 414 · SCENE L · texte numérisé non relu

SCENE L

DUPHÉ, Madame VERVAL, ROSE.

DUPR^.

Tai , ma foi , cru que je le tenais. Ce diable d'horloger m'avait bercé d'un espoir....

MADAME VERVAL

Qui ne s'est pas réalisé..

DUPRÉ

Je me suis trouvé dans un embarras incroyable quand Dercourt a paru. La confusion de l'horloger m'a convaincu de son erreur ; et mon neveu , s'il eût en effet paru devant moi, eût été moins sot que je l'étais moi-même en ce moment.

MADAME VERVAL

Et vous vous êtes tiré de là....

DUPRÉ

Avec des excuses , des politesses d'usage.

MADAME VERVAL

Que fait à présent votre horloger?

DUPRÉ

Il réfléchit aux moyens de trouver mon neveu, et je ne désespère pas qu'il n'y réussisse : je lui ai pro- X. Q

i3o CONTRE-TEMPS SUR CONTRE-TEMPS.

mis de le payer , s'il m'en donnait des nouvelles positives.

MADiLME VERVAL.

Vous avez pris là le plus sûr de tous les moyens. A propos , vous savez que je vous dois une confidence.

DUPRÉ

Je m'en souviens , belle dame : de quoi s'agit-il ?

MABAME VERVAL.

Je suis jeune encore.

DUPRÉ

Et charmante.

MADAME VEKVAL,

Le veuvage....

DU PRÉ

Vous ennuie?

MADAME VERyAl4.

Cet état n'est pas gs^i. Un jeune homme aimable me propose de m'épouser.

DUPRÉ

Et vous n'en voulez pas ?

C'est selon.

DUPRÉ

Comment?

MADAME VERVAL

J'ai en vous la plus entière confiance, et je vous demande des conseils.

DUPRÉ

Les suivrez-vous ?

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