‹ Œuvres complètes, précédées d'une étude inéditeChapitre 61 sur 72 · A MADEMOISELLE D AUMALE · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE D AUMALE

7 octobre.

Il paraît bien que vous connaissez vos forces : vous m'écrivez hardiment comme si vous aviez songé à moi depuis que je suis parti ; vous me faites des excuses de ne me mander point de nouvelles du monde. Vous savez pourtant bien en votre conscience que ce n'est pas de celles-là que je vous demande. Puisque vous voulez tant en savoir des miennes, je vous dirai que je ne sais si c'est l'intention d'aller à Baréges qui me porte bonheur ou quelque autre intention.

mais ennn je crois que je meiirai Dicnioc Je Daion au croc ; il me semble que cela veut dire : jeter le froc aux orties. Vous m'en direz des nouvelles cet hiver. J'en ai eu de Richelieu , où on a fait des merveilles. M"® de Frontenac et Luine * voulaient venir ici ; mais on m'a dit qu'elles s'enrevont à risle avec mademoiselle votre sœur. J'espère que je les y trouverai encore. M. le maréchal d'Albret les verra plus tôt que moi : il s'en retourne aussi vite qu'il est venu. Je ne puis croire que M"*® de Mequelbourg * toute seule ait la gloire de lui faire faire tant de chemin. Il en sera ce qui plaira à Dieu , et moi , je serai toujours , plus respectueusement que personne du monde,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

Je crois que ce ne serait pas être si respectueux que je dis, si j'osais rendre grâces ici à M™® la duchesse de Montausier de l'honneur qu'elle me fait de se souvenir de moi. Je voudrais pourtant bien qu'elle sût combien je lui en suis obligé.

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