AVIS DE L'EDITEUR
Les morceaux suivans n'ont jamais été imprimés. Le Traité sur le libre arbitre , et laReponse à quelques objections yO^venl une si grande conformité pour le fonds des idées avec les deux morceaux qui suivent immédiatement sous le titre de la Liberté ^ et de Réponse aux conséquences de la nécessité y qu'on ne peut guères s'empêcher d'y voir une même suite de réflexions , soumises seulement à un second travail , et refondues dans une autre forme. On ne sait quel a été le premier jet j on observera seulement que les deux morceaux les premiers semblent participer moins que les deux autres de cette manière libre , animée , intéressante , qui paraît naturelle à Vauvenargues. Les morceaux qui suivent, quoique bien certainement de lui , semblent s'éloigner encore davantage du caractère général de ses écrits. On y retrouve si peu de II, 16
celle philosophie consolanle et douce qui faîl le charme de ses ouvrages, et qui paraîl avoir été le Irait distinclif de son caractère , qu'on serait tenté de les prendre quelquefois pour des essais de raisonnement et des objections qu'il se faisait à lui-même. Mais tout ce qui regarde un homme tel que Vauvenargues, a le droit d'intéresser la curiosité j et ce monument de ses opinions , quelque Irompeur qu'il puisse être, se trouvant le seul qui nous reste, nous nous sommes décidés à publier ces réflexions , non comme preuves du talent de Vauvenargues , à la réputation duquel elles n'ajouteront rien, mais s'il est permis de le dire , comme documens historiques.