PAULINE, MÉLAC FILS
( Pauline a entendu les dernières phrases de son amant; elle voit sa douleur, et s'approche avec une vive émotion- )
MÉLAC FILS l'aperçoit, et continue.
Qu'une stérile compassion ne vous ramène pas , mademoiselJe. Je sais que je vous ai perdue ; je connais toute l'horreur de mon sort. Laissez-moi seul à ma douleur.
Cruel!...
Vos consolations ne pourraient que l'irriter.
PAULINE
Comme le malheur vous rend injuste et dur ! La crainte qu'on ne pense mal de vous vous donne mauvaise opinion du cœur de tout le monde. A^otre ardente vivacité vous a déjà fait mantjuer à mou oncle...
MÉLAC FILS , avec feu.
Il insultait mon père. Avec quelle cruauté il lui développait tout ce que notre situation a d'odieux ! S'il n'eût pas été votre oncle...
PAULINE
Ingrat, à l'instant où vous allez tout lui devoir, pendant que son attachement liù fait payer toute la somme à Saint-Alban.
MÉLAC FILS , avec joie.
Que dites-vous? 11 nous sauve Thomieur?