‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 120 sur 630 · PAULINE, MÉLAC FILS · texte numérisé non relu

PAULINE, MÉLAC FILS

MÉLAC FILS , tremblant.

Mademoiselle...

PAULINE

Vous voyez bien que le danger de votre père est pressant : quel intérêt oserait se montrer auprès de celui-là ?

Ah ! mon père , mon père !. . . ( En hésitant. ) Ainsi vous rappelez Saint- Alban ?

PAULINE

Il est indispensable que je le voie ; consentez-y, Mélac , il le faut... Il faut me rendre ma parole. MÉLAC FILS , avec une colère renfermée.

Non , vous pouvez me trahir ; mais il ne me sera pas reproché d'y avoir contribué par un lâche consentement.

PAULINE , tendrement.

Te le demanderais-je , ingrat, si j'avais dessein d'en abuser ? — Qui vous dit que je veuille l'épouser.'

Serez-vous la maîtresse de vos reftis ?

PAULINE

Vous n'êtes pas généreux d'accabler ainsi mon .'îme. Ah ! j'avais des forces contre ma douleur, je n'en ai plus contre la vôtre.

PAULINE

Pense à ton père , à ton père respectable , et tu rougiras d'attendre de moi l'exemple du courage que tu devais me donner.

MÉLAC FILS , étouffé par la doideiir.

Je sens que je ne puis vivre sans votre estime , il me faut la mienne. II faut sauver mon père... aux dépens de mes jours... Ah Pauline !

PAULINE

Ah Mélac !

l Ils sortent chacun de leur côlé. )

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