LE BARBIER DE SÉVILLE, ACTE II, SCÈNE XI
FIGABO.
Très-heureusement pour vous, mademoiselle. Votre tuteur et votre maître à chanter, se croyant seuls ici, viennent de parler à cœur ouvert...
ROSINE
Et vous les avez écoutés, monsieur Figaro.^ Mais savez-vous que c'est fort mal ?
FIGABO.
D'écouter? C'est pourtant tout ce qu'il y a de mieux pour bien entendre. Apprenez que votre tuteur se dispose à vous épouser demain.
Ah ! grands dieux !
FIGARO
Ne craignez rien ; nous lui donnerons tant d'ouvrage , qu'il n'aura pas le temps de songer à celui-là.
ROSINE
Le voici qui revient; sortez donc par le petit escalier. Vous me faites mourir de frayeur.
(Figaro s'en fuit.)