ACTE II, SCENE IV
Quatrième couplet.
Le roi vint à passer, Ses barons , son clergier.
Beau page, dit la reine, (Que mon cœur, mon cœur a de peine !) Qui vous met à la gêne?
Qui vous fait tant plorev.^
Cinquième couplet.
Qui vous fait tant plorer?
Nous faut le déclarei'.
Madame et souveraine , (Que mon cœur, mon cœur a de peine !) J'avais une marraine, Que toujours adorai ' .
Sixième couplet.
Que toujours adorai; Je sens que j'en mourrai.
Beau page , dit la reine , (Que mon cœur, mon cœur a de peine !) N'est-il qu'une marraine?
Je vous en servirai.
Septième couplet.
Je vous en servirai ; Mon page vous ferai ; Puis à ma jeune Hélène, (Que mon cœur, mon cœur a de peine !) Fille d'un capitaine.
Un jour vous marierai.
Huitième couplet.
Un jour vous marierai. — Nenni , n'en faut parler !
Je veux , traînant ma chaîne , ( Que mon cœur, mon cœur a de peine ! ) Mourir de cette peine , Mais non m'en consoler.
Il y a delà naïveté... du sentiment même.
SUZANNE va poser la guitare sicr un fauteuil*.
Oh ! pour du sentiment , c'est un jeune homme qui... Ah çà, monsieur l'officier, vous a-t-on dit que , pour égayer la soirée , nous voulons savoir d'avance si un de mes habits vous ira passablement?
J'ai peur que non.
SUZANNE se mesure avec lui.
11 est de ma grandeur. Otons d'abord le manteau.
( Elle le détache. ) LA COMTESSE.
Et si quelqu'un entrait?
SUZANNE
Est-ce que nous faisons du mal donc? Je vais fermer la porte: ( Elle court. ) Mais c'est la coiffure que je veux voir.
' Ici la comtesse arrête le page en fermant le jvipii'r. Le reste ne se chante pa.s au théâtre.
* Cliérubin, Suzanne. I.i comtesse.
Sur ma toilette , une baigneuse à moi.
(Suzanne entre dans le cabinet dont la porte est au bord du théâtre.)