SCÈNE IX
CHÉRUBIN, à genoux; la COMTESSE, assise.
CHÉRUBIN , les tjeux baissés.
Celui qui m'est ôté m'aurait guéri en iiifins de rien.
LE MARIAGE DE FIGARO, ACTE II, SCÈNE Xil.
Par quelle vertu? {lui montrant le taffetas.) Ceci vaut mieux.
CHÉRUBIN , hésitant.
Quand un ruban... a serré la tête... ou touché la peau d'une personne...
LA COMTESSE , coupant la phrase.
... Étrangère, il devient bon pour les blessures ? J'ignorais cette propriété. Pour l'éprouver, je garde celui-ci qui vous a serré le bras. A la première égratignure... de mes femmes, j'en ferai l'essai.
CUÉRU15IN , pénétré.
Vous le gardez, et moi je pars!
Non pour toujours.
CHÉRUBIN
Je suis si malheureux !
LA COMTESSE, émue.
Il pleure à présent ! C'est ce vilain Figaro avec son pronostic!
CHÉRUBIN , exalté.
Ah ! je voudrais toucher au terme qu'il m'a prédit ! Sûr de mourir à l'instant , peut-être ma bouche oserait...
LA COMTESSE l'interrompt , et lui essîiieles yeux avec son mouchoir.
Taisez-vous, taisez-vous, enfant. Il n'y a pas un brin de raison dans tout ce que vous dites. {On frappe à la porte, elle élève la voix.) Qui frappe ainsi chez moi ?