LE COMTE , LA COMTESSE
LE COMTE , d'un ton un peu sévère.
Vous n'êtes pas dans l'usage de vous enfermer !
LA COMTESSE , troublée.
Je... je chiffonnais.... oui, je chiffonnais avec Suzanne; elle est passée un moment chez elle.
LE COMTE l'examine.
Vous avez l'air et le ton bien altérés !
Cela n'est pas étonnant... pas étonnant du tout... je vous assure... Nous parlions de vous... elle est passée, comme je vous dis...
Vous parliez de moi!... Je suis ramené par l'inquiétude : en montant à cheval , un billet qu'on m'a remis , mais auquel je n'ajoute aucune foi , m'a... pourtant agité.
Comment, monsieur?... quel billet?
Il faut avouer, madame , que vous ou moi sommes entourés d'êtres... bien méchants! On me donne avis que, dans la journée, quelqu'un que je crois absent doit chercher à vous entretenir.
Quel que soit cet audacieux , il faudra qu'il pénètre ici ; car mou projet est de no pas quitter ma chambre de tout le jour.
Ce soir, pour la noce de Suzanne ?
Pour rien au monde; je suis très-incommodce.
Heureusement le docteur est ici. {Le page fait tomber ime chaise dans le cabinet. ) Quel bruit eutends-je ?
LA COMTESSE ,plus troubléc.
Du bruit?
On a fait tomber un meuble.
Je... je n'ai rien entendu ,pour moi.
II faut que vous soyez furieusement préoccupée !
Préoccupée! de quoi?