LE MAJOR BÉGEARSS , FIGARO , SUZANNE
BÉGEARSS, en uniforme, un crêpe noir au bras. Eh mais, quel bruit! Depuis une heure j'entends disputer de chez moi...
FIGARO , à part.
Depuis une heure !
BÉGEARSS
.Je sors, je trouve une femme éplorée... SUZANNE ., feignant de pleurer .
Le malheureux lève la main sur moi !
BÉGEARSS
Ah! l'horreur, monsieur Figaro! Un galant homme a-t-il jamais frappé une personne de l'autre sexe ? FIGARO , brusquement.
Eh morbleu ! monsieur, laissez-nous ! Je ne suis point un, galant homme, et cette femme n'est point une personne de Vautre sexe; elle est ma femme , une insolente qui se mêle dans des intrigues, et qui croit pouvoir me braver, parce qu'elle a ici des gens qui la soutiennent. Ah ! j'entends la morigéner. . .
BÉGEARSS
Est-on brutal à cet excès !
FIGARO
Monsieur, si je prends un arbitre de nies procédés envers elle , ce sera moins vous que tout autre; et vous savez troi) bien pourquoi.