‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 378 sur 630 · LES PBÉCÉDENTS , SUZANNE , BÉGEARSS · texte numérisé non relu

LES PBÉCÉDENTS , SUZANNE , BÉGEARSS

(Elle se range près de la comtesse. Bégearss montre une grande surprise.)

SUZANNE, accmirant.

Monsieur Bégeaaaaaaarss!

FIGABO s'écrie en le vorjant.

Monsieur Bégearss ! {humblement.) Eh bien ! ce

n'est qu'une humiliation de plus. Puisque vous atta-

cJiez à l'aveu de mes torts le pardon que je sollicite ,

j'espôre (lue monsieur ne sera pas moins généreux.

BÉGEABSS , étonné.

Qu'y a-t-il donc ? Je vous trouve assemblés !

LE COMTE, bncsquement.

Pour chasser un sujet indigne.

BÉGEABSS , plus surpris encore, voyant le notaire. Et monsieur Fal.'

M. FAL, lui montrant le contrat.

Voyez qu'on ne perd point de temps : tout ici concourt avec vous.

BÉGEABSS, surpris.

Ha! ha!

LE COMTE , impatient, à Figaro.

Pressez-vous, ceci me fatigue.

(Pendant cette scène, Bégearss les examine l'un après l'autre avec la plus grande attention.)

FIGABO, l'air suppliant , adressayit la parole an comte.

Puisque la feinte est inutile, achevons mes tristes aveux. Oui, pour nuire à monsieur Bégearss, je répète avec confusion que je me suis mis à l'épier, le suivre et le troubler partout : {Au comte) car monsieur n'avait pas sonné lorsque je suis entré chez lui pour savoir ce qu'on y faisait du coffre aux brillants de madame, que j'ai trouvé là tout ouvert.

BÉGEABSS.

Certes , ouvert à mon grand regret !

LE COMTE fait un mouvement inquiétant.

{A part.) Quelle audace!

FIGABO, se courbant, le tire par l'habit pour l'avertir.

Ah ! mon maître !

M. FAL , effrayé.

BÉGEABSS, ati comte, à part.

Modérez- vous , ou nous ne saurons rien. (Le comte frappe du pied ; Bégearss l'examine.) FIGABO , smipirant, dit au comte.

C'est ainsi cpie , sachant madame enfermée avec lui pour brûler de certains papiers dont je connaissais l'importance , je vous ai fait venir subitement. BÉGEABSS, au comtc.

Vous l'ai-je dit?

(Le comte mord son mouchoir, de fureur.) SUZANNE , bas à Figaro par derrière.

Achève, achève.

FIGABO.

Enfin , vous voyant tous d'accord , j'avoue que j'ai fait l'impossible pour provoquer entre madame et vous la nve explication. . . qui n'a pas eu la fm que j'espérais. ..

LE COMTE, à Figaro , avec colère.

Finissez-vous ce plaidoyer ?

FIGABO , bien humble.

Hélas ! je n'ai plus rien à dire , puisque c'est cette explication qui a fait chercher monsieur Fal , pour finir ici le contrat. L'heureuse étoile de monsieur a triomphé de tous mes artiflces. .. Mon maître , en faveur de trente ans. . .

LA MÈRE COUPABLE

LE COMTE , avec humeur.

Ce n'est pas à moi déjuger.

(Il marche vite.)

FIGARO

Monsieur Bégearss !

BÉGEABSS, quia repris sa sécurité, dit ironiquement.

Qui! moi? cher ami, je ne comptais guère vous avoir tant d'obligations ! ( Élevant son ton. ) Voir mon bonheur accéléré par le coupable effort destiné à me le ravir ! {A Léoti et Florestlne. ) O jeunes gens ! quelle leçon! Marchons avec candeur dans le sentier de la vertu. Voyez que tôt ou tard l'intrigue est la perte de son auteur.

FIGARO , prosterné.

Ah ! oui !

BÉGEARSS , au comte.

INIonsieur, pour cette fois encore , et qu'il parte !

LE COMTE, à Bégearss, durement.

C'est là votre arrêt?... j'y souscris.

FiGABO , ardemment.

Monsieur Bégearss , je vous le dois. Mais je vois monsieur Fal pressé d'achever un contrat... LE COMTE , brusquement.

Les articles m'en sont connus.

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