LES PBÉCÉDENTS , SUZANNE , BÉGEARSS
(Elle se range près de la comtesse. Bégearss montre une grande surprise.)
SUZANNE, accmirant.
Monsieur Bégeaaaaaaarss!
FIGABO s'écrie en le vorjant.
Monsieur Bégearss ! {humblement.) Eh bien ! ce
n'est qu'une humiliation de plus. Puisque vous atta-
cJiez à l'aveu de mes torts le pardon que je sollicite ,
j'espôre (lue monsieur ne sera pas moins généreux.
BÉGEABSS , étonné.
Qu'y a-t-il donc ? Je vous trouve assemblés !
LE COMTE, bncsquement.
Pour chasser un sujet indigne.
BÉGEABSS , plus surpris encore, voyant le notaire. Et monsieur Fal.'
M. FAL, lui montrant le contrat.
Voyez qu'on ne perd point de temps : tout ici concourt avec vous.
BÉGEABSS, surpris.
Ha! ha!
LE COMTE , impatient, à Figaro.
Pressez-vous, ceci me fatigue.
(Pendant cette scène, Bégearss les examine l'un après l'autre avec la plus grande attention.)
FIGABO, l'air suppliant , adressayit la parole an comte.
Puisque la feinte est inutile, achevons mes tristes aveux. Oui, pour nuire à monsieur Bégearss, je répète avec confusion que je me suis mis à l'épier, le suivre et le troubler partout : {Au comte) car monsieur n'avait pas sonné lorsque je suis entré chez lui pour savoir ce qu'on y faisait du coffre aux brillants de madame, que j'ai trouvé là tout ouvert.
BÉGEABSS.
Certes , ouvert à mon grand regret !
LE COMTE fait un mouvement inquiétant.
{A part.) Quelle audace!
FIGABO, se courbant, le tire par l'habit pour l'avertir.
Ah ! mon maître !
M. FAL , effrayé.
BÉGEABSS, ati comte, à part.
Modérez- vous , ou nous ne saurons rien. (Le comte frappe du pied ; Bégearss l'examine.) FIGABO , smipirant, dit au comte.
C'est ainsi cpie , sachant madame enfermée avec lui pour brûler de certains papiers dont je connaissais l'importance , je vous ai fait venir subitement. BÉGEABSS, au comtc.
Vous l'ai-je dit?
(Le comte mord son mouchoir, de fureur.) SUZANNE , bas à Figaro par derrière.
Achève, achève.
FIGABO.
Enfin , vous voyant tous d'accord , j'avoue que j'ai fait l'impossible pour provoquer entre madame et vous la nve explication. . . qui n'a pas eu la fm que j'espérais. ..
LE COMTE, à Figaro , avec colère.
Finissez-vous ce plaidoyer ?
FIGABO , bien humble.
Hélas ! je n'ai plus rien à dire , puisque c'est cette explication qui a fait chercher monsieur Fal , pour finir ici le contrat. L'heureuse étoile de monsieur a triomphé de tous mes artiflces. .. Mon maître , en faveur de trente ans. . .
LA MÈRE COUPABLE
LE COMTE , avec humeur.
Ce n'est pas à moi déjuger.
(Il marche vite.)
FIGARO
Monsieur Bégearss !
BÉGEABSS, quia repris sa sécurité, dit ironiquement.
Qui! moi? cher ami, je ne comptais guère vous avoir tant d'obligations ! ( Élevant son ton. ) Voir mon bonheur accéléré par le coupable effort destiné à me le ravir ! {A Léoti et Florestlne. ) O jeunes gens ! quelle leçon! Marchons avec candeur dans le sentier de la vertu. Voyez que tôt ou tard l'intrigue est la perte de son auteur.
FIGARO , prosterné.
Ah ! oui !
BÉGEARSS , au comte.
INIonsieur, pour cette fois encore , et qu'il parte !
LE COMTE, à Bégearss, durement.
C'est là votre arrêt?... j'y souscris.
FiGABO , ardemment.
Monsieur Bégearss , je vous le dois. Mais je vois monsieur Fal pressé d'achever un contrat... LE COMTE , brusquement.
Les articles m'en sont connus.