‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 387 sur 630 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LA NATURE ET LES VENTS déchaînés.

L'ouverture fait entendre un bruit violent dans les airs, un choc terrihle de tous les éléments. La toile , en se levant , ne montre que des nuages qui roulent, se déchirent, et laissent voir les Vents déchaînés; ils forment, en tourbillonnant, des danses de la plus violente agitation.

LA NATURE s'amnce au milieu d'eux, îine baguette à la main , ornée de tous les attributs qui la caractérisent, et leur dit impérieusement : C'est assez troubler l'univers :

Vents furieux , cessez d'agiter l'air et l'onde. C'est assez , reprenez vos fers :

Que le seul Zéphyr règne au monde.

(L'ouverture, le bruit et le mouvement continuent.)

CHŒUR DES VENTS déchalnés.

Ne tourmentons plus l'univers :

Cessons d'agiter l'air et l'onde.

Malheureux , reprenons nos fers :

L'heureux Zéphyr seul règne au monde.

(Us se précipitent dans les nuages inférieurs. Le Zéphyr s'élève dans les airs. L'ouverture et le bruit s'apaisent par degrés ; les nuages se dissipent ; tout devient harmonieux et calme. On voit une campagne superbe , et le Génie du feu de.scend dans un nuage brillant, du côté de l'orient.)

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