‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 391 sur 630 · CHŒUR DES OMBRES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES OMBRES

Quittons nos jeux , accourons tous :

Deux de nos frères à genoux Reçoivent l'arrêt de leur vie.

LE GÉNIE DU FEU impose Ics maius à Vune des

deux Ombres.

Sois l'empereur Atar, despote de l'Asie ; Règne à ton gré dans le palais d'Ormus. (A l'autre Ombre.) Et toi , soldat , formé de parents inconnus , Gémis longtemps de notre fantaisie.

LA NATURE

Vous l'avez fait soldat ; mais n'allez pas plus loin : C'est Tarare. Bientôt vous serez le témoin De leur dissemblance future.

(Aux deux Ombres.) Enfants , embrassez- vous : égaux par la nature , Que vous en serez loin dans la société ! De la grandeur altière à l'humble pauvreté, Cet intervalle immense est désormais le vôtre , A moins que de Brama la puissante bonté , Par un décret prémédité , Ne vous rapproche l'un de l'autre , Pour l'exemple des rois et de l'humanité.

QUATRE ombres PRINCIPALES EN CHfEUR.

G bienfaisante déité !

Ne souffrez pas que rien altère

Notre touchante égalité ;

Qu'un homjne commande à son frère!

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