‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 410 sur 630 · UN PRÊTRE · texte numérisé non relu

UN PRÊTRE

C'est le jeune Élamir. Il vient à vous. ÉLAMIR , accourant.

Mon père !

ARTHENÉE S'aSSicd.

Approchez- vous, mon fils; un grand jour vous éclaire. Croyez-vous que Brama vous parle par ma voix , Et qu'il parle à moi seul?

ÉLAMIR.

Mon père, oui , je le crois.

ARTHENÉE , sévèrement.

Le ciel choisit par vous un vengeur à l'empire : Pse dites rien , mon fils , que ce qu'il vous inspire.

(D'un ton caressant.) Ah ! s'il vous inspirait de nommer Altamort ! L'État serait vainqueur, il vous devrait son sort ! ÉLAMIR, les mains croisées sur sa poitrine. Je l'en supplierai tant , mon père , Qu'il me l'inspirera, j'espère.

ARTHENÉE .

Moi je l'espère aussi : priez-le avec transport. ( Elamir se prosterne. ) Ainsi qu'une abeille , Qu'un beau jour éveille, De la fleur vermeille Attire le miel :

Un enfant fidèle , Quand Brama l'appelle , S'U prie avec zèle , Obtient tout du ciel.

( Il relève l'enfant. ) Tout le peuple , mon fils , sous nos voûtes arrive.

Avant de nommer son vengeur.

Vous le ferez rougir de sa vaine terreur.

Il croit les chrétiens sur la rive ;

Assurez-le qu'ils sont bien loin ;

l Et du reste , mon fils, Brama prendra le !?oiu.

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