UN PRÊTRE
C'est le jeune Élamir. Il vient à vous. ÉLAMIR , accourant.
Mon père !
ARTHENÉE S'aSSicd.
Approchez- vous, mon fils; un grand jour vous éclaire. Croyez-vous que Brama vous parle par ma voix , Et qu'il parle à moi seul?
ÉLAMIR.
Mon père, oui , je le crois.
ARTHENÉE , sévèrement.
Le ciel choisit par vous un vengeur à l'empire : Pse dites rien , mon fils , que ce qu'il vous inspire.
(D'un ton caressant.) Ah ! s'il vous inspirait de nommer Altamort ! L'État serait vainqueur, il vous devrait son sort ! ÉLAMIR, les mains croisées sur sa poitrine. Je l'en supplierai tant , mon père , Qu'il me l'inspirera, j'espère.
ARTHENÉE .
Moi je l'espère aussi : priez-le avec transport. ( Elamir se prosterne. ) Ainsi qu'une abeille , Qu'un beau jour éveille, De la fleur vermeille Attire le miel :
Un enfant fidèle , Quand Brama l'appelle , S'U prie avec zèle , Obtient tout du ciel.
( Il relève l'enfant. ) Tout le peuple , mon fils , sous nos voûtes arrive.
Avant de nommer son vengeur.
Vous le ferez rougir de sa vaine terreur.
Il croit les chrétiens sur la rive ;
Assurez-le qu'ils sont bien loin ;
l Et du reste , mon fils, Brama prendra le !?oiu.