SCENE IL
CALPIGI, SPINETTE, ASTASIE.
CALPiGi , d'un ton dur.
Belle Irza , l'empereur ordonne Qu'en ce moment vous receviez la foi D'un-Bouvel époux qu'il vous donne.
ASTASIE.
Un époux ! un époux à moi ?
SPiNETTE le cmitrefait.
Commandant d'un corps ridicule , Al>rége-nous ton grave préambule.
Ce nouvel époux , quel est-il ?
CALPIGI.
C'est du sérail le muet le plus vil .
ASTASIE.
Un nîuet!
SPINETTE
Un muet !
ASTASIE.
Texpire!
CALPIGI.
L'ordre est que chacun se retire.
SPINETTE
Moi?
Vous.
CALPIGI.
SPINETTE
Moi?
CALPIGI.
Vous; vous, Spinelte; il y va des jours De qui troublerait leurs amours.
ASTASIE.
O juste ciel!
SPINETTE , raillant.
Dis à ton maître Que le grand prêtre Sera sans doute assez surpris Qu'à la pluralité des femmes On ose ajouter, chez les brames , La pluralité des maris.
CALPIGI, ironiquement.
Votre conseil au roi paraîtra d'un grand prix. J'en ferai votre cour.
spitsETTE , du, même ton.
Vous l'oublierez peut-être.
CALPIGI.
Non.
SPINETTE
Vous le rendrez mieux , l'ayant deux fois appris. (Elle répète : ) Dis à ton maître
Que le grand prêtre Sera sans doute assez surpris Qu'à la pluralité des femmes On ose ajouter, chez les brames , La pluralité des maris.
(CaJpigi sort en lui faisant le signe inipérieu.v de se retirer.)