SCÈNE VJ
LES rHÉCÉDENTS , TOUTE LA MILICE le SClbrC à la
main, CALPIGI à leur tête, URSON.
(Les prêtres de la mort se retirent.) CHŒUR DE SOLDATS furieuX.
(Ils renversent le bûcher.) Tarare, Tarare, Tarare!
Rendez-nous notre général.
Son trépas , dit-on, se prépare.
Ah ! s'il reçoit le coup fatal , Nous en punirons ce barbare.
(Ils s'avancent vers Atar.) TARARE, enchaîné, écarte les esclaves, ' A prêtez , soldats , arrêtez !
Quel ordre ici vous a portés ?
O l'abominable victoire !
On sauverait mes jours en flétrissant ma gloire !
TARAUI<:, ACT
Il 11 tas di} rebelles mutins
De rÉtat ferait les destins !
Est-ce à vous déjuger vos maîtres ?
]\'ont-jls soudoyé que des traîtres ?
Oubliez-vous, soldats, usurpant le pouvoir, Que le respect des rois est le premier devoir ? Armes bas, furieux ! votre empereur vous casse.
(Ils so jettent tous à genoux. Il s'y jette lui-mèDie, et dit au roi:)
Seigneur, ils sont soumis; je demande leur grâce.
ATAR , hors de lui.
Quoi ! toujours ce fantôme entre mon peuple et moi !
(Aux soldats.)
Défenseurs du sérail , suis-je encor votre roi ?
UN EUNUQUE
Oui.
CALPiGi le menace du sabre.
rson.
TOUS LES SOLDATS SC lèvcut.
Non.
TOUT LE PEUPLE
Non.
CALPiGi, montrant Tarare.
C'est lui.
TARARE
■Tamais !