‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 434 sur 630 · SCÈNE VJ · texte numérisé non relu

SCÈNE VJ

LES rHÉCÉDENTS , TOUTE LA MILICE le SClbrC à la

main, CALPIGI à leur tête, URSON.

(Les prêtres de la mort se retirent.) CHŒUR DE SOLDATS furieuX.

(Ils renversent le bûcher.) Tarare, Tarare, Tarare!

Rendez-nous notre général.

Son trépas , dit-on, se prépare.

Ah ! s'il reçoit le coup fatal , Nous en punirons ce barbare.

(Ils s'avancent vers Atar.) TARARE, enchaîné, écarte les esclaves, ' A prêtez , soldats , arrêtez !

Quel ordre ici vous a portés ?

O l'abominable victoire !

On sauverait mes jours en flétrissant ma gloire !

TARAUI<:, ACT

Il 11 tas di} rebelles mutins

De rÉtat ferait les destins !

Est-ce à vous déjuger vos maîtres ?

]\'ont-jls soudoyé que des traîtres ?

Oubliez-vous, soldats, usurpant le pouvoir, Que le respect des rois est le premier devoir ? Armes bas, furieux ! votre empereur vous casse.

(Ils so jettent tous à genoux. Il s'y jette lui-mèDie, et dit au roi:)

Seigneur, ils sont soumis; je demande leur grâce.

ATAR , hors de lui.

Quoi ! toujours ce fantôme entre mon peuple et moi !

(Aux soldats.)

Défenseurs du sérail , suis-je encor votre roi ?

UN EUNUQUE

Oui.

CALPiGi le menace du sabre.

rson.

TOUS LES SOLDATS SC lèvcut.

Non.

TOUT LE PEUPLE

Non.

CALPiGi, montrant Tarare.

C'est lui.

TARARE

■Tamais !

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