‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 471 sur 630 · TABLEAU SUCCINCT DU COMPTE BAISONNE DES AUTBES PARTS · texte numérisé non relu

TABLEAU SUCCINCT DU COMPTE BAISONNE DES AUTBES PARTS

Doit M. de Beaumarchais à M. Duverney la somme de 139,000 livres.

Pour payer i39,ooo 1.

M. de Beaumarchais fournit la quittance du 27 août I76i , de. . . 2a,000 I.

Idem du 16 juillet I7C5 , de. . . 18,000

Idem du 14 août I76G , de 9,500

Les arrérages non payés de la rente viagère de 6,000 1. depuis juillet 1762 jusqu'en avril 1770. . 46,500

La mise d'argent dans l'affaire , , ,

des bois de Tournine , dont f -JV.ooo i.

M. Duverney devait faire les fonds 75,000

L'inlérél de cette somme porté à 8,000

Le fonds du contrat de 6,000 1.

de rente viagère que M. Duverney /

rachète, pour son capital 60,000 /

Total des payements faits par M. de Beaumarchais 237,000 I.

Au moyen de ces payements, M. Duverney se trouve débiteur de M. de Beaumarchais de la somme de 98,ooo

Doit M. Duverney à M. de Beaumarchais la somme de 98,000 !.

Pour le payement, M. Duverney abandonne à M. de Beau- ' marchais le tiers d'intérêt qu'ils ont dans les bois de Touraine; par là il s'acquitte envers lui des fonds avancés , ci 75,ooo

M. de Beaumarchais refuse les 8,000 I. d'intérêt de ces fonds; / ^^^^^^ '■

M. Duverney se trouve encore acquitté de s.oco

Par l'écrit fait double des autres parts, M. Duverney doi.

payer, à la volonté de M. de Beaumarchais, la somme de. . . iô,noo

Total des payements de M. Duverney 98,000

Au moyen de ces payements, M. Duverney se trouvé quitte envers M. de Beaumarchais.

Balance yrt.eoo

Alors on recoimaitra , dans ceUibîeau arithiuétique , tout notre acte eu peu de mots , sauf le prêt de soixante-quinze mille francs, qui dans cet acte est une véritable transaction , et le prix de ma complaisance à résilier mie société qu'il m'eût été très-avantageux de conserver.

Alors je prouverai qu'avant d'entrer en procès avec l'héritier de mon bienfaiteur , toutes ces choses ont été expliquées à ce même comte Falcoz ; je prouverai que j'ai , pendant six mois , épuisé tous les bons procédés envers lui; que je l'ai poliment invité de venir examiner à l'amiable mes titres chez mon notaire ; qu'il y a plusieurs fois amené les amis et les commis de M. Duverney ; que tous ont reconnu l'écriture du testateur dans l'acte, et dans toutes les lettres, et que tous l'ont voulu dissuader de soutenir un aussi mauvais procès.

Je prouverai que j'ai porté l'honnêteté jusqu'à engager ]\P Mommet , mon notaire , qui a bien voulu s'y prêter, de présenter de ma part le titre et les lettres au conseil du comte de La Blache , assemblé ; d'y faire même proposer à ceux qui le composaient , d'être arbitres entre le comte Falcoz et moi , quoiqu'ils fussent tous ses amis-, avec offre de dissiper à leur satisfaction tous les nuages du comte légataire, et même de leur remettre mon blanc-seing. ■■ Alors il ne restera plus qu'une difficulté, qui sera de juger si la conduite de mon adversaire avec moi fut plus odieuse qu'absurde, ou plus absurde qu'o- «iieuse. Alors on se demandera avec étonnement comment un pareil procès a pu exister dans le dixhuitième siècle , par quel geniiit infernal et quel enchaînement diabolique un legs universel de quinze cent mille francs a engendré l'odieux procès des quinze mille francs, lequel a enfanté l'absurde procès des quinze louis, lequel a produit le fameux arrêt de mon blâme, lequel a fait blâmer, etc.,

etc. , etc..

Mais, comme je vous disais, ce n'est pas décela qu'il s'agit aujourd'hui. Nous sommes au conseil en cassation d'arrêt : n'égarons pas la question. Pour m'y renfermer de mon mieux , je me contenterai de rappeler ce que j'en ai dit à l'instant où j'obtins sur cette affaire un arrêt de soit communiqué. A défaut d'imagination, j'invoquerai ma mémoire; et si je ne dis pas des choses neuves , au moins j'en répéterai de vraies. Triomphez , monsieur le comte, d'être inépuisable en raisonnements faux , obscurs , insidieux ; j'aime mieux en transcrire modestement un seul qui va rondement au fait que de me mouiller de sueur on écrivant pour faire sécher d'ennui le lecteur en me parcourant.

Je disais donc :

Deux questions cmbra&scnl entièrement le fond de l'affaire.

MÉMOIRES

PBEMIÈRE QUESTION.

L'acte du 1"' avril 1770 est-il un arrêté decoinple, une transaction , un acte obligatoire, ou un simple acte préparatoire ?

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