‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 620 sur 630 · ROBIN · texte numérisé non relu

ROBIN

Toujours, toujours , il est toujours le même : Jamais Robin

VKRS ET CHANSONS.

IVe oonmit le oliagriii; Le leiups sonil)re ou serein, Les jours gras , le carême , Le matin ou le-soir , Dites l)lan<i, dites noir, roiijours, toujours, il est toujours le Pleine.

Il a pour lui cet air maie qu'on aime , L'œil en arrtH,

Ferme sur le jarret,

Plus souple qu'un fleuret ,

Des reins à la Daléme ,

Frise , haut en couleur ,

Et pour la belle humeur , Toujours, toujours, il est toujours le même.

Sur mon tambour brodant mieux qui' moi-iurme Veux-je un fleuron ,

Jamais il n'a dit non.

Kn plus d'une façon

Il sait faire son thème :

S'il badine au feston.

Quand il travaille au fond , Toujours , toujours, il est toujours le même.

Il n'est ici fille ou femme qui n'aime Mon beau garçon ;

Beau , c'est-à-dire bon.

La dame du canton ,

Connaisseuse , n'en chême :

Mon cœur n'est point jaloux ;

Car , en rentrant chez nous , Toujours , toujours , il est toujours le même.

Pour en juger , il faudrait être à même ; Ou n'a rien vu

Quand on ne l'a pas eu :

Les filles de .Tésu ,

Du couvent d'Angoulcme ,

Ont plus d'un an vécu

Avec mon superflu ; Toujours, toujours, il est toujours le même.

Pour l'éprouver j'ai plus d'un stratagème : Je vois souvent

Qu'il vient le nez au vent ;

J'affecte, en lui parlant ,

Une froideur extrême ;

Je change de propos ,

Je lui tourne le dos :

Toujours , toujours , il est toujours le même.

Robin, dansons ce branle que tant j'aime ! Sans le presser , Robin vient le passer.

Robin , j'en veux danser Un second , un troisième ; Je veux recommencer,

Je ne veux plus cesser :

Toujours, toujours, il est toujours le même.

Comment, toujours! dit un grand monsicin- blême On le croira ,

Mais quand on le verra;

Nos sœurs de l'Opéra

Résoudront ce problème :

Messieurs , je n'en sais rien ;

Ce que je sais fort bien , Toujours, toujours, il est toujours le même.

nier au soir, viens, dit-il , que je t'aime! Robin , hélas !

Cola ne se peut pas.

A moi des embarras?

Parbleu , le beau système !

Porte ton compliment

Au nouveau parlement , Toujours , toujours , il est toujours le même.

Enfin, un jour, Voyons, dis-je en moi-même , Par mon labeur ,

Si j'en serai vainqueur ;

J'en arrachai le bcur ,

Le lait après la crème ;

Je lui tordis le bec :

Je le croyais à sec ; Toujours , toujours , il est toujours le même.

Robin sur moi règne , a le rang suprême : C'est par mon choix

Qu'il m'a donné des lois ;

C'est la leçon des rois :

Leur sceptre ou diadème

Souvent brise en leur main ;

I\Iais celui de Robin , Toujours, toujours, il est toujours le même.

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