‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 96 sur 630 · SCÈNE \l · texte numérisé non relu

SCÈNE \l

AURELLY, SAITsT-ALBAN.

SAINT-ALBAN

Y concevez-vous quelque chose?

AUBELLY.

Je crois que la tête lui a tourné.

SAIXT-ALBA>.

Vous sentez que je ne peux me dispenser. ..

AUBELLY.

Ne prenez point encore de parti.

SAINT-ALBAN

Monsieur... quoique vous puissiez dire...

AURELLY.

Ayez confiance en moi. Mélac n'est pas capahle d'une action vile ni malhonnête.

SAINT-ALBAN

Songez donc qu'il partait. .Te répondrais de l'événement à ma compagnie.

AURELLY , virement.

Monsieur... vous allez perdre un iiomiête homme : son fils , son état , son honneur, tout est abîmé , ruiné.

SAINT-ALBAN

J'en suis au désespoir ; mais, n'étant que chargé d'ordres , il ne m'est pas permis de faire des grâces.

N'a-t-il pas ses cautions.^ que voulez-vous de plus ? Je me fais garant de tout. Donnez-moi le temj)s d'éclaircir...

SAINT-ALBAN

Un mot , à mon tour. Je ne dois pas prendre le change. II ne s'agit plus de caution ici. C'est cinq cent mille fi-ancs qu'il faut , que j'ai annoncés , que la compagnie attend : avancerez-vous cette somme aujourd'hui ?

AURELLY.

A la veille du payement ? Tout le crédit du plus

HK'.IMMICII.VIS

riche banquier ne lui ferait pas trouver un sac dans- Lyon .

Page 1