Espèce de nougat
3. Le roi don Pèdre, qœ noos nommons le Cruel, et que la rône Isabelle la Catholique n'appelait jamais qoe le Justicier, aimait à se promener le soir dans les mes de SéTÎlle, cherchant les arentares, comme le calife Haroûn-al-Raschid. Certaine nnit, il se prit de querelle, dans one nie écartée, aTec on homme qui donnait one sérénade. On se battit, et le roi toa le cavalier amonrenx. An bruit des épécs, one rieille femme mit la tête à la fenêtre, et éclaira la scène arec la petite lampe, camditejo, qu'elle tenait à la main. Il faot saroir qne le roi don Pèdre, d'ailleurs leste et rigoureux, arait un défaut de conformation singulier. Quand il marchait, ses rotules craquaient fortement. La vieille, à ce craquement, n'eut pas de peine à le reconnaître. Le lendemain, le Vingt-quatre en charge Tint taire son rapport au roi : « Sire,
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dû m'inspirer des réflexions. Nous noos arrêtâmes, dans cette rue-là, devant une vieille maison. Elle entra dans l'allée, et frappa au rez-de-chaussée. Une bohémienne, vraie servante de Satan, vint nous ouvrir. Carmen lui dit quelques mots en rommani. La vieille grogna d'abord. Pour l'apaiser, Carmen lui donna deux oranges et une poignée de bonbons et lui permit de goûter an vin. Puis elle lui mit sa mante sur le dos et la conduisit à la porte, qu'elle ferma avec la barre de bois. Dès que nous fûmes seuls, elle se mit à danser et à rire comme une folle, en chantant : — Tu es mon rom, je suis ta ronù}. Moi, j'étais au milieu de la chambre, chargé de toutes ses emplettes, ne sachant où les poser. Elle jeta tout par terre, et me sauta au cou en me disant :
— Je paye mes dettes, je paye mes dettes! c'est la
on s'est battu en dnel. cette nuit, dans telle me. Un des combattants est mort. — Avez-Toos découTert le meurtrier? — Oui, sire.
— Pourquoi n'est-il pas déjà puni? — Sire, j'attends tos ordres.
— Exécutez la loi. • Or, le roi Tenait de publier un décret portant que tout dneUiste serait décapité, et que sa tête demeurerait exposée sur le Uen du combat. Le Yingt-quatre se tira d'affaire ts^ bomme d'esprit. Il fit scier la tète d'une statue du roi, et l'exposa dans une nidie au milieu de la nie, tbéâtre du meurtre. Le roi et tous les SéTillans le trouTèrent fort bon. La me prit son nom de la lampe de la vieille, seul témoin de l'aTentnre. — Yoilà la tradition populaire. Zuniga raconte lliistoire un peu différemment (voir Anale* de SeviUa, t. II, p. 136). Quoi qu'il en soit, il existe encore à Sérille une rue du Candilejo. et dans cette rue un buste de pierre qu'on dit être le portrait de don Pèdre. Malbeureusement, ce buste est moderne. L'ancien était fort usé au xni* siècle, et la municipalité d'alors le fit remplacer par celui qu'on voit aujourd'hui.