INTRODUCTION III
l'ensemble, surtout étant donné que l'aquarelle unique est celle dont il est question dans les Lettres à une Inconnue, et la seule qui soit connue de Mérimée. Si vous pouvez pousser un peu à la roue, vous arriverez, je n'ose en douter, à obtenir un prix supérieur. Donc, faites pour le mieux, dans l'intérêt commun.
l** Ces lettres sont inédites; il est vrai qu'on en a communiqué quelques-unes à M. de Loménie, qui succéda à Mérimée à l'Académie, en vue de son discours de réception; mais il n'a fait que s'en inspirer. Aucune n'a été publiée*.
2'' Je n'ai pas d'autre lettre de Mérimée; mais, par contre, j'ai vingt-neuf enveloppes, inhérentes aux lettres que vous avez, que j'ai oublié de vous remettre, et que je vous laisserai demain chez Adolphe.
3" Je reconnais à l'acquéreur le droit de faire de ces lettres tel usage qu'il lui plaira, à la condition que, en cas de publication, la mémoire de mon père, à qui elles étaient adressées, soit respectée, et que l'acquéreur s'engage à me donner un exemplaire de toute publication sur ce sujet.
Tâchez donc d'en tirer le plus possible, et bien affectueusement à vous.
R Francisque Michel.
Paris, 26 juillet 18882.
Je soussigné, R. Francisque Michel, déclare que les lettres de Prosper Mérimée remises par moi à Monsieur Benda :
1° sont inédites;
1. M. R. F. Michel se trompe; il ignore la publication de la Z,jberté. Quant à Loménie, il les a à peine utilisées en effet dans son discours, qui est terne et anodin, et ne rend justice qu'à demi à son prédécesseur.
2. Ce billet, qui est une sorte de certificat d'authenticité, était joint à la lettre précédente.
INTU(»I)I CTION
2" (jUf jo n'en possi-dt- aiicuiir aiilr»-; li" «|ii«' je n'en ai pas do «-opi»';
A" <pif jaulorisc l'accjiit'-rciir à m faire Ici usage «piil lui eonvieiidra, pourvu ipie la int'inoire de mou père soit respectée, et (pi'il me soit donué un exemplaire de ce qui pourrait être publié à ce suj<'t.
H. Fraiicisf|ue Michel.
M. Armand de Harenton ac<piil ces lettres; mais il ne les publia pas, et n'en lit même profiter aucun journal'. Il mourut en 1*.K)(). et ses héritiers vendirent sa bibliotliècpic l'année suivante : les lettres de Mérimée clian- ^«'•renl donc encore de mains.
Kn eliet. 17-,V^///du ."> avril l'.K)7 annonça <|ue cent lettres autographes de Mérimée, adressées à F. Michel, seraient vendues le 11. à Ihôtel Drouot. A cette occasion, .M. Tieorges Monlorgiieil (onsacrail. dans le même numéro de Vlxlair. un article élogieux à Mérimée et à V. .Michel^. Il agrémentait cet article de citations empruntées aux lettres de .Mérimée, citations très courtes et inexactes''; il arrive même que M. Montorgueil donne des dates fausses : c'tsl ainsi <pie, par exemple, sous la date du 27 juillet 1800, il j)ul)lie un fragment de la lettre du 2.'{ juillet 11(S52]. On ne peut donc faire aucun fond sur une j)ublication aussi insignifiante, aussi morcelée et aussi défiirurée.