Les chevaliers de l'ordre Teutonique
blanches comme de la prème! sous leurs noirs sourcils, leurs yeux brillent comme deux étoiles.
» Quand j'étais jeune, il y a un demi-siècle, j'ai ramené de Pologne une belle captive qui fut ma femme. Depuis longtemps, elle n'est plus, mais je ne puis regarder de ce côté du foyer sans penser à elle!
» Il donne sa bénédiction aux jeunes gens, qui déjà sont armés et en selle. Ils partent; l'automne vient, puis l'hiver..., ils ne reviennent pas. Déjà le vieux Boudrys les tient pour morts.
» Vient une tourmente de neige; un cavalier s'approche, couvrant de sa bourka^ noire quelque précieux fardeau. — C'est un sac, dit Boudrys. 11 est plein de roubles de Novgorod?... — Non, père. Je vous amène une bru de Pologne.
•>■) Au milieu d'une tourmente de neige, un cavalier s'approche et sa bourka se gonfle sur quelque précieux fardeau. — Qu'est cela, enfant? De l'ambre jaune d'Allemagne? — Non père. Je vous amène une bru de Pologne.
» La neige tombe en rafales; un cavalier s avance cachant sous sa bourka quelque fardeau précieux... Mais avant qu'il ait montré son butin, Boudrvs a convié ses amis à une troisième noce. »
— Bravo ! Monsieur le professeur, s'écria le comte : vous prononcez le jmoude à merveille; mais qui vous a communiqué cette jolie daïna?