LE THÉÂTRE DE CLAHA GAZUL A LA SCÈNE
Le Carrosse du Saint- Sacrement fut repris au théâtre du Vieux-Colombier le 6 mars 1920, avec la distribution suivante :
Don Andres de Ribera .... MM. Jacques Copeau.
L'évêque de Lima Louis Jouvet (puis
Julien Lacroix).
Le licencié Thomas d'Esquive). Henry Vermeil
(puis Romain Bouquet).
Martinez Marcel Herrand.
Balthasar Max Jacquet (puis
Auguste Boverio).
Camila Perichole M"^ Valentine Tessier.
Un chanoine M. Georges Vitray.
La mise en scène indiquait un effort vers la simplification '.
Les costumes ont été composés par M. Jean-Louis Gampert. Il est intéressant de les comparer aux costumes qui avaient été dessinés en 1835 pour la Perichole de Théaulon et Deforges (p. ii). Ceux-ci étaient plus variés (la Perichole en avait trois) et plus somptueux, sinon plus exacts (cf. p. 412).
La presse consacra de nombreux articles à cette reprise, mais n'apporta aucun élément nouveau. Cf. entre beaucoup d'autres :
Le Gaulois, 8 mars 1920. Article de M. Pierre Wolff. Le Gaulois, 22 mars 1920. Mérimée au théâtre, par M. Laurent Saint-Raymond.
1. Toutefois, il est excessif de dire que cette mise en scène « évoquait toute l'Espagne avec quatre pots de fleurs, un paravent et trois projecteurs jaune-citron » (André Boll, Du décor de théâtre. Ijta Tendances modernes. Paris, E. Chiron, s. d. (1926), petit in-4», p. 25-26) ; d'autant plus que la scène .se déroule non en K.spagne, mais au Pérou.
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Le Journal des Débats politiques et littéraires, 8 mars 1920. Article de M. Henry Bidou.
Le Temps, 8 mars 1920. Article de M. A. Brisson.
Le Temps, 9 mars 1920. Le Carrosse, par M. Adolphe Aderer.
L'Œuvre, 6 mars 1920. Compte-rendu de M. Edmond Sée.
La Revue du mois, 10 avril 1920, p. 416. Compte-rendu de M. A. Séché.
Paris-Magazine, 25 mars 1920, p. 111. Compte-rendu de M. Miguel Zamacoïs.
Bévue critique des idées et des livres, 10 avril 1920, p. 104. Article de M. Xavier de Courville.
Les Nouvelles littéraires, 30 décembre 1922. Arsène Houssaye, par Louis Cheronnet, etc..
La plupart de ces comptes-rendus sont insignifiants.
Sur la reprise du Carrosse du Saint-Sacrement on 192f», cf. rubrique : 1920.
Le théâtre L'Atelier annonçait, pour la saison 1922-1023 : Prosper Mérimée, L'Occasion, — Une Femme est un Diable.
L'Occasion fut représentée' avec la distribution suivante :
Dona Maria ou Mariquita . . . M^^s Orane Demazis. Dona Francisca ou Paquita . . Genica Atanasiou.
Doua Irène Grazia.
Doiia Ximena Tisserand.
liita Chantai.
Fray Eugenio M. Louis AUibert.
Le texte fut, en général, respecté, mais on fit de larges coupures, particulièrement dans les monologues.
La presse s'occupa fort peu de cette intéressante création. Cf. la Nouvelle Revue française, 1*' avril 1924, p. 504.
1. L'Occasion avait été représentée auparavant par M. Charles Oullin el sa troupe dans un petit cinéma do la rue des Ursulines.
544 I K IIIKATIIK l>K CLARA (^AZII, A LA SCKNF:
L*Occasion de Prospcr Mérimée au théâtre de V Atelier, par M. Paul Rival, etc..
Quant à Une Femme est un Diable, elle ne fut pas représentée.
Le Théâtre des Arts a monté V Amour africain (5« spectacle de la saison 1925-1926). L'affiche rapprochait à dessein Comme ci (ou Comme ça) de Luigi Pirandello et la pièce de Mérimée.
La mise en scène était ordonnée par M. Georges PitoëlT. La distribution était la suivante :
Hadji Nouman MM. Henry Vermeil.
Zein-Ben-Humeida Guy Favières.
Baba-Mustafa Henry Gaultier.
Mojana M"® Jeanne Tisserand.
En septembre 1926, la Comédie des Champs-Elysées a
repris le Carrosse du Saint- Sacrement avec la distribution
suivante :
Don Andrès de Ribera, vice-roi du Pérou MM. Jean Le GolT.
L'évêque de Lima Robert Bogar.
Le licencié Thomas d'Esquivel . . Romain Bouquet.
Martinez, secrétaire intime du viceroi René Lefebvre.
Balthasar, valet de chambre du
vice-roi Auguste Boverio.
Camila Perichole, comédienne . . M^^ Lucienne Bogaert. Décors exécutés par Gilbert Perrin.
Costumes exécutés par Marcel Boullet, 2 et 4, boulevard
Ornano.