‹ [Œuvres complètes]Chapitre 90 sur 135 · PABLO. Je ne pense qu'à ton amour. Peste! il était fort · texte numérisé non relu

PABLO. Je ne pense qu'à ton amour. Peste! il était fort

ooNA uRitACA. Pûblo, je suis grande, tu vas prendre mes habits et te sauver.

I). PABLO. Doucement. Ils seraient capables de te pendre à ma place.

DONA uiiRACA. Jésus Maria! que devenir?

I). PABLO. Il faut se résigner, ma reine, et jouir de notre reste, en faisant* toutes les folies possibles.

DONA URHACA. Ecoutc. Fraj Bartolonié, qui m'a fait entrer ici, doit venir dans un instant. C'est lui qui m'a arraché ton secret.

I). PABLO avec inquiétude. Diable ! et par quel moyen?

DONA URRACA. En me montrant ce malheureux portrait. Il va venir. J'ai un poignard dans ma jarretière; tu le tueras, et tu prendras sa robe.

D. PABLO. Moi!

DONA URRACA. Après moi ce traître est cause de ta mort.

D. PABLO. Il a fait son métier d'inquisiteur.

DONA URRACA défaiMnl m jarretière. Tiens Ce poignard.

D. PABLO. La jolie jambe! Laisse-moi la baiser. DONA URRACA. Prends ce poignard, te dis-je. D. PABLO. Fi donc! Bartolomé est un fou, et pour me sauver* je ne veux pas tuer un homme. DONA URRACA. Rcuds-moi mon poignard.

D. PABLO. Laisse-moi le remettre où il était. DONA URRACA. Donnc. Voici Fray Bartolomé. D. PABLO à Fray Bartolomé. Eh bien, mon révérend, on

dit que vous voulez absolument me causer certaine suffocation .

F. BARTOLOMÉ. J'en ai bien du regret, mais...

D. PABLO. Oh! vous êtes trop honnête, en vérité; mais, est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de s'arranger à l'amiable?

F. BARTOLOMÉ. Dona Urraca a dû vous dire...

DONA URBACA. Mon pèrc, exhortez-le vous-même avec votre éloquence ordinaire. Asseyez-vous. (Au geôlier dans la coulisse.) Laisscz votrc lanterne à la porte, le révérend père va sortir dans un moment.

F. BARTOLOMÉ. Mon très-chcr frère, si vous songiez aux tourmens qui vous attendent dans l'autre monde, vous n'hésiteriez pas à remercier le tribunal de l'indulgence dont il veut bien user à votre égard. Il vous offre une retraite dans un couvent. Vous y ferez le salut de votre àme, au lieu que, si vous persistiez...

DONA URRACA le frappant. C'cst là qu'on frappe le taureau'.

F. BARTOLOMÉ. Ah ! ill meurt.)

D. PABLO. Grand Dieu!

DONA URRACA. Arrachons-lui sa robe avant que le sang ne la tache. Prends son chapeau, sa lanterne... suis-moi. Dis-moi, n'ai-je pas de tache de sang? — ... Tu ne réponds pas. Viens donc, Pablo; nous allons quitter ce pays, et je saurai te rendre heureux partout... Viens*.

D. PABLO. Ainsi finit cette comédie; excusez lés fautes de l'auteur.

FIN DU CIEL ET l'eNFBR

NOTES

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