Horace, Satires, lv. 1, sat
%. Cest une planche arrondie avec bord unique à angle droit pour retenir le mortier. Deux bras ftués à eotie planche passent «ur chaque épaule da goujat qui, pour vider sa charge, fait basculer l'instrument. La description de l'oiseau, dans Litéré, est fausse, et, par sulte, l'étymologie auyeau,
INTITULÉ L'HOMME. as
Combien d'ateliers dans la France même, moins nombreux, mais presque aussi funestes!
Lorsque je repasse en revue la multitude et la variété des causes de la dépopulation, je suis toujours étonné que le nom bre des naissances excède d'un dix-neuvième celui des morts.
Si Rousseau, au lieu de nous précher le retour dans la forêt, s'était occupé à imaginer une espèce de société moitié policée et moitié sauvage, on aurait eu, je crois, bien de la peine à lui
L'homme s’est rassemblé pour lutter avec le plus d'avantage contre son ennemie constante, la nature: mais il ne s'est pas contenté de la vaincre, il en a voulu triompher. || a trouvé la cabane plus commode que l'antre et il s'est logé dans une cabane; fort bien, mais quelle énorme distance de la cabane au palais! Est-il mieux dans le palais que dans Ja cabane? j'en doute. Combien il s'est donné de peines pour n'ajouter à son sort que des superfluités et compliquer à l'infini l'ouvrage de son ‘bonheur !
Helvétius a dit, avec raison, que le bonheur d'un opulent était une machine où il y avait toujours à refaire. Cela me semble bien plus vrai de nos sociétés. Je ne pense pas, comme Rousseau, qu'il fallätles détruire quand an le pourrait, mais je suis convaineu que l'industrie de l’homme est allée beaucoup trop loin, et que si elle se fût arrêtée beaucoup plus tôt et qu'il füt possible de simplifier son ouvrage, nous n'en serions pas plus mal. Le chevalier de Chastellux ! à très-bien distingué un règne brillant d'un règne heureux; il serait tout aussi facile d'assigner la différence d'une société brillante et d’une société heureuse. Helvétius a placé le bonheur de l'homme social dans la médiocrité; et je crois qu'il y a pareillement un terme dans Is civilisation, un terme plus conforme à la félicité de l'homme en général et bien moins éloigné de la condition sauvage qu'on ne l'imagine; mais comment y revenir quand on s'en est écarté, comment y rester quand on y serait? Je l'ignore. Hélas! l'état social s'est peut-être acheminé à cette perfection funeste dont nous jouissons, presque aussi nécessairement que les cheveux blancs nous couronnent dans la vieillesse, Les législnteurs
4. Dans son livre : De lé félicité publique (Amsterdam, 1772, % v. in-$}, que Vohsire mettait au-dessus de l'Esprit des Lois.
dersus du besoin est sans motif pour étudier et pour s'in= struire.
L'auteur vivait dans une contrée telle qu'il la désigne, il était au-dessus du besoin, où il s'est instruit sans motif, où il ÿ a encore des motifs de s'instruire,
Ibid. — sp er ire il voudrait que le plaisir vint au-devant de lui.
Les exemples de ces paresseux-là ne sont pas communs. L'auteur applique à une classe nombreuse d'hommes ce qui ne convient qu'à un Français apoplectique et stupide. Les autres me paraissent l'amusement et les plaisirs avec Ja mème fureur qu'ils fuient l'ennui. L'atteignent-ils toujours? Ce n'est pas ce dont il s'agit.
Ibid. — On n'échappe à l'ennui qu'avec des chevaux, des chiens, des équipages, des concerts, des musiciens, des peintres, des statuaires, des [êtes et des spectacles.
Eh bien, l'on a tout cela, et l'on se ruine.
Où je connais mal les hommes, ou tout cela (page 199) me semble outré. J'ai souvent entendu parler de malheureux qui se sont tués, jamais de riches qui aient lerminé leur ennüi par ce moyen si sûr et si court.