‹ [Œuvres complètes]Chapitre 28 sur 48 · UITE DE L ENFANCE DE MOZART · texte numérisé non relu

UITE DE L ENFANCE DE MOZART

De Rome , les Mozart allèrent à Naples , où Wolfgang joua du piano au Conservatorio alla pieta. Gomme il était au milieu de sa sonate, les auditeurs s'avisèrent de croire qu'il avait un charme dans son anneau ; il fallut comprendre ce que signifiaient leurs cris, et enfin 6ler cet anneau prétendu magique. On conçoit TefTet sur de telles gens lorsqu'ils virent que, la bague ôtée, la musique n'en était pas moins belle. Wolfgang donna un second grand concert chez le comte de Kaunitz, ambassadeur de Tempereur, et retourna ensuite à Rome. Le pape désira le voir, et lui conféra à cette occasion la croix et le brevet de chevalier de la Milice dorée (aurata& Militise eques), A Bologne, il fut nommé, à Tunanimité, memtire et mattre de l'Académie philharmonique. On l'avait en-

fermé seul, suivant Tusage, et en moins d'une demi-heure avait composé une antiphoue à quatre voix.

Mozart père se hâta de revenir à Milan , pour que son fils pût travailler à Topera dont il s*était chargé. 11 se faisait tard. Ils n^arrivèrent que vers la fin du mois d'octobre 1770. Sans la promesse qu'il avait faite, Mozart eût pu obtenir ce qui est regardé en Italie comme le premier honneur pour un musicien, rengagement de composer un opéra séria pour le théâtre de Rome.

Ce fut le 26 décembre qu'on donna pour la première fois» à Milan, le Mithridate^ composé par Wolfgaug, âgé alors de quatorze ans. Cet opéra eut plus de vingt représentations de suite. On peut juger du succès par cette circonstance : Tentrepreneur fit aussitôt avec lui un accord par écrit pour le charger de la composition du premier opéra pour Tannée i 775. Mozart quitta Milan, qui retentissait de sa gloire, pour a 1er passer, avec son père, les derniers jours du carnaval à Venise. A Vérone, qu'il ne fit que traverser, on lui présenta un diplôme de membre de la Société philharmonique de cette ville. Partout où il allait en Italie, ou le recevait de la manière la plus distinguée ; on ne l'appelait plus que il cavalière jUarmonico.

Lorsque, au mois de mars 1771, Mozart revint avec son père à Salzbourg, il y trouva une lettre du comte Firmian, de Milan, qui le chargeait, au nom de l'impératrice Marie- Thérèse, de composer une cantate théâtrale pour le mariagt de l'archiduc Ferdinand. L'impératrice avait choisi le célèbn Uasse, comme le plus ancien des maîtres de chapelle, poui composer l'opéra, et elle voulut que le plus jeune compositeur fui chargé de la cantate, dont le sujet était Ascanio in Alba. Il promit d'entreprendre ce travail, et partit au mois

d^août pour Milan, où, pendant les solennités da mariage, on exécuta alternativement Topera et la sérénade.

En 1772 il composa, pour Félection du nouvel archevêque de Salzbourg, la cantate intitulée le Songe de Scipion; il passa rhiver de Tannée suivante à Milan, où il composa Lucio Silla^ opéra séria, qui eut vingt-six représentations de suite. Au printemps de Tannée 1775, Mozart était de retour à Salzbourg. Quelques voyages qu'il Ot avec sou père cette année et la suivante, à Vienne et à Munich, lui donnèrent occasion de faire différentes compositions excellentes, telles quun opéra buffa, intitulé la Finta Giardiniera, deux grand'messes pour la chapelle de Télecteur de Bavière, etc. * En 1775, Tarchiduc Maximilien s'arrêta quelque temps à Sâlzbourg, et ce fut à cette occasion que Mozart composa la cantate intitulée // He Pastore.

La partie la plus extraordinaire de la vie de Mozart, c'es ^n enfance ; le détail peut en être agréable au philosophe et à T artiste. Nous serons plus succincts sur le reste de sa tr^p c^te cariière.

9Si ŒUVRES DE STENDHAL.

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