SUR VOLTAIRE
Pour vous répondre, ici entre une cigarette et l’autre, par exemple il faut exclure, avec la fumée, presque les Vers, tragédies, poëmes épiques; mais je place au tabernacle pur des livres français et les Contes et les Lettres : celles-ci, aboutissement de la langue, en un négligé valant toute nudité.
Le concis, ou le dégagé, égale, dans tel billet, la grâce du mobilier bref de l’autre siècle ; ou les accords d’Haydn.
Quant à l’œuvre, précisez-vous, il vaut un arrièreculte, je me rangerais volontiers au sens de notre temps qui y substitua l’attitude personnelle et générale de l’esprit, abstraitement : à faire plafonner, aux olympes, comme archer dévoré par la joie et l’ire du trait qu’il perd, lumineux. Jeu (avec miracle, n’est-ce pas ?) résumé, départ de flèche et vibration de corde, dans le nom idéal de — Voltaire.
Tout ceci en vue de causer. Mes compliments.