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P. 20. CONTRE UN POÈTE PARISIEN

(Sens, juin 1862.)

Ce « poème de circonstance » parut dans le numéro du 6 juillet du Journal des Baigneurs ( Chronique des Bains et des Eaux Thermales) de Dieppe.

En le rééditant, dans la Nouvelle Revue Française du Ier mai 1933, M. Auriant a apporté sur cette collaboration inattendue de précieux éclaircissements.

Mallarmé avait publié dans la revue parisienne le Papillon , le 10 janvier 1862, un article sur les Poésies parisiennes d’Emmanuel des Essarts et le 25 du même mois son sonnet P lacet. Charles Coligny, par l’entremise de des Essarts avait recommandé le jeune poète sénonais à la blonde directrice du Papillon, Olympe Audouard, puis l’avait accueilli dans /’ Artiste qu’il dirigeait avec Arsène Houssaye, et où, le 25 mars, paraissait un fragment du Guignon et le Sonneur ; l’été venu, Coligny s’était chargé de donner une tournure plus mondaine et plus littéraire au Journal des Baigneurs : il y introduisit la rédaction du Papillon, dont Mallarmé, et la victime de ce sonnet, Emmanuel des Essarts : victime bénévole, au reste, puisque ce sonnet a pu être également relevé.

NOTES ET VARIANTES 1391

sans variantes, sur un album appartenant aujourd’hui à sa descendante, Madame des Essarts-Arnaud d’Andilly.

Encore qu’il ne s’agisse là que d’une pièce appartenant au genre de ce qu’on appelait jadis « poésies fugitives », elle n’est pas dénuée d’une certaine tenue littéraire, tout inspirée, assurément, de Banville, particulièrement dans le premier des tercets.

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