‹ OEuvres complètesChapitre 562 sur 655 · P. 76. A LA NUE ACCABLANTE · texte numérisé non relu

P. 76. A LA NUE ACCABLANTE

Ce sonnet parut, en fac-similé, dans le numéro d’avril-mai 1895 de la revue allemande Pan, de Berlin.

Il en existe (collection Henri Mondor) un manuscrit adressé par Mallarmé à Gustave Kahn, manuscrit identique au texte imprimé.

« Le point de départ ici, dit M. Mauron, est le spectacle d’une mer aux flots agités par l’orage. L’eau est couverte par un réseau d’écume sous des nuages lourds. Le poète a l’impression que quelque chose vient de se produire. Quoi ? Peut-être un navire a-t-il été englouti sans bruit. Peut-être l’abîme, furieux de n’avoir pas causé un grand naufrage, a-t-il « avarement » noyé le flanc d’une sirène enfant. »

Pour Henry Charpentier, ce sonnet « qui passe pour l’un des plus difficiles perd toute obscurité lorsqu’en supprimant les inversions, on rétablit l’ordre des mots dispersés, suggestivement

NOTES ET VARIANTES

d’ailleurs, comme les pièces éparses d’un navire que brise la tempête : « Quel sépulcral naufrage, qui à la nue accablante basse de basalte et de laves,... abolit le mât dévêtu. »

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