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P. 523. DEUIL

(Paris, 1893.)

Publié d’abord dans le National Observer de Londres du 22 juillet 1893, cet article fut réimprimé en France, dans le numéro de septembre 1893 du Mercure de France (pp. 17-20) avec cette note, probablement de la main de Rémy de Gourmont : « Des articles sur l’état de notre littérature publiés en français régulièrement au National Observer de Londres, par M. Stéphane Mallarmé, nous avons déjà recueilli (février 1893, n° 38) le bel éloge consacré à Théodore de Banville lors de l’inauguration de son buste au

NOTES ET VARIANTES

Luxembourg. Parmi tant de pages sagaces envoyées en Angleterre, et que M. Stéphane Mallarmé considère trop modestement comme de simples notes, en voici une de précision et d’impartialité admirables sur Guy de Maupassant, et qui offre, par surcroît, en raison de l’opposition des deux esprits, un intérêt particulier. »

Né le 5 août 1850 au château de Miromesnil, près Dieppe, Guy de Maupassant venait de mourir à Paris, le 6 juillet 1895, dans la maison de santé du Dr Mauriot, après une agonie de dixhuit mois, et une carrière littéraire qui n’avait guère duré plus de dix ans.

Assez curieusement, on trouve, sous la plume de Maupassant, une allusion et peu flatteuse à Mallarmé. Dans une lettre du 8 janvier 1877 adressée à Gustave Flaubert, il dit :

« Comme le M. Noël qui fait la chronique dramatique dans la Nation est au-dessous de Mallarmé comme galimatias... » ( Œuvres complètes de Guy de Maupassant : Boule de Suif, Correspondance, p. CI, Louis Conard, éd., Paris, MDCCCCVIII.)

A cette date, Maupassant ne pouvait, de toute évidence, faire allusion qu’à la Préface à Vathek parue en mai précédent et dont nous savons que Flaubert avait reçu un exemplaire, de l’auteur lui-même.

D’après les souvenirs rapportés par Henry Roujon dans son livre la Galerie des Bustes, Mallarmé et Maupassant s’étaient connus à ces dîners que donnait Catulle Mendès dans son appartement de la rue de Bruxelles, et où l’on voyait Jean Marras, Léon Cladel, Léon Dierx, Milliers de l’Isle-Adam, Mallarmé et quelques autres, cénacle amical que Flaubert lui-même présida quelquefois.

Préfaçant la traduction par Gabriel Mourey des Poèmes et Ballades de Swinburne, Guy de Maupassant avait dit de ce poëte qu’il était « compliqué à la manière de MM. Verlaine et Mallarmé ».

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