A STÉPHANE MALLARMÉ
Ce marbre éleva que , hautain ,
Tu voiles de nuit à longs plis.
Nous garde en rythmes assouplis Beauté sereine et fier dédain.
Nocturne aux rêves anoblis De mystère, ta voix soudain Éveille un idéal jardin De reflets et d’échos pâlis.
Et je t’offre, moi — non pareilles Aux fruits si vermeils vers les treilles Que sont tes lueurs de matin ,
Ces rimes-ci, vol immodeste Devers ton oeuvre ( adamantin Malgré l’ombre ) haut de son geste.
NOTES ET VARIANTES