P. 879. POUR LE MEMORIAL
DE R.-L. STEVENSON (Paris, 7 décembre 1896.)
Cette lettre, nous la vîmes autographe, brouillon écrit à la plume et corrigé au crayon sur trois feuillets de papier blanc (0,27 X 0,20), toute prête à être recopiée et envoyée. Elle dut l’être.
D’autre part, il nous est passé entre les mains une lettre adressée par MM. T. et A. Constable, éditeurs, à Edimbourg, en date du
NOTES ET VARIANTES
16 janvier 1895 à Stéphane Mallarmé, pour lui annoncer l’envoi des trois premiers volumes de la « New Edinburgh Edition », des Œuvres de R.-L. Stevenson, et cela sur les instructions des représentants de feu R.-L. Stevenson.
La lettre contenait ce passage :
« Shortly before the publication of the sériés Mr. Stevenson designed that a copy should be presented to a distinguished représentative French man-of-letters, as his tribute to the literature of France. It is in fultïlment of this design that the volumes now sent to you bear their inscription, which was printed before Mr. Stevenson’s lamentable death.
« ... These books, intended as a tribute from the living now go to you as a message from the dead. »
Le vœu, ainsi rappelé, qu’avait formé R.-L. Stevenson de voir un exemplaire de la nouvelle édition de ses œuvres aller à un homme de lettres français particulièrement représentatif, et cela comme un tribut à la littérature française, fut rempli par ses exécuteurs littéraires au bénéfice de Mallarmé, sans qu’on sache si, précisément, Stevenson avait désigné lui-même Mallarmé; ce qui eût pu être, au reste, par le truchement de Rodin, de Sidney Colvin, ou de quelque autre écrivain ou artiste, anglais ou français, averti de l’œuvre et de la personne des deux hommes en cause.
Le nom de Mallarmé figure sur la liste du « Robert Louis Stevenson Memorial Committee », datée du 27 mai 1897.