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FÊTES ET ANNIVERSAIRES

A. M"“ Mallarmé.

Avec une assiette de vieux Rouen.

Cette Heur ! il t’est permis Quand, massepain ou mauviette,

Tu dévores ton salmis De te mirer en l’assiette.

VERS DE CIRCONSTANCE

A la même.

Avec les fleurs et les joncs De la rivière tarie Indigemment nous songeons Toute à te fêter, Marie.

15 août 1897.

A la même.

En Willy sourit sa maman Autour de la nappe fleurie Fêtons avec ce gentleman Une heureuse Sainte-Marie.

13 août 1898.

A M"‘r Ponsot.

Samois jubile comme Honfleur L’une à l’autre Marie envoie Avec la même absente fleur Un souvenir tendre de joie.

A la même.

Ces roses, muettes pour dire Notre absence, elles du moins A lui pareilles sont témoins De votre conjugal sourire.

VERS DE CIRCONSTANCE

A la même.

J’offre en une humble rime écrite A Madame Ponsot, Honfleur Son nom de reine-Marguerite Fdle-même restant la fleur.

A la même.

Avec ceux des fillettes veuille Notre joyeux souhait d’un saut Choir, écume aussi qui s’effeuille Aux pieds de Madame Ponsot.

A la même.

Avec une assiette ancienne.

Qu’elle range, sourie ou rie Voilà bien Madame Ponsot Appelée aujourd’hui Marie — Une rose sous un gâteau.

A la même.

On fêterait jusqu’à cent Ans, selon le même rite Lui riant ou l’embrassant Notre chère Marguerite.

Honfleur, 19 juillet 1894.

VERS DE CIRCONSTANCE

A la même.

Que le bon feuillage abrite En lui tendant une fleur Notre chère Marguerite Toute seule près d’Honfleur.

A la même.

Tout comme notre sentiment La même fleur jamais fanée Madame Ponsot,

gentiment

Renaît pour vous avec l’année.

20 juillet 1896.

Toi les merles, moi la mouette.

Sans ces oiseaux correspondons Aujourd’hui que je ne souhaite Rien à qui détient tous les dons.

Voici la date, tends un coin De ta fraîche bouche étonnée Où la nature prend le soin De te rajeunir d’une année.

Un an de moins, mignonne, est traître Au retour de chaque printemps.

Tu finiras par disparaître;

Il faut t’arrêter à vingt ans.

VERS DE CIRCONSTANCE

Tu choisis ton temps pour renaître !

Tout, de la fleur ivre et debout Jusqu’au rayon de la fenêtre,

Sourit, et tu fais comme tout.

A. Mme Méry Laurent.

Avril qui rouvre les Talus Même avec ses grêlons n’empêche De fleurir la pomme ou la pêche Et toi-même une fois de plus.

Ouverte au rire qui l’arrose Telle sans que rien d’amer y Séjourne, une embaumante rose Du jardin royal est Méry.

Sous ses cheveux de lumière J’aime aussi Méry Laurent Elle-même la première Avec raison s’adorant.

A qui par un regard charmant Même eût-elle les lèvres closes Jette à l’entour le diamant On ne peut donner que des roses.

VERS DE CIRCONSTANCE

Août la dore et la duvette Faut-il, ô dents, que vous n’alliez Savoureuse, odorante, prête Mordre la pèche aux espaliers !

Voici la fleur que j’ai prise à La main fidèle d’Ëlisa.

Stéphane Mallarmé Accorde sa mandoline Pour fêter Sainte-Pauline.

Sans autre souhait de perruche Tiens, pour ta fête cette ruche.

Plus rapide à tire d’aile Que lui de prendre le train Un heureux baiser fidèle Devancera mon quatrain.

15 août 1898.

VERS DE CIRCONSTANCE

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