‹ OEuvres complètesChapitre 78 sur 655 · RONDELS · texte numérisé non relu

RONDELS

Fée, au parfum subtil de foin Coupé, dans la verte prairie, Avec sa baguette fleurie Elle surgit, charmant témoin*.

Ce n’est pas quand on se marie Seulement, qu’aux pays du loin, Avec sa baguette fleurie Elle surgit, charmant témoin.

Attentive à porter le soin Jusqu’au cher cadeau qui varie Toujours selon la rêverie De l’enfant muette en son coin, Elle surgit, charmant témoin.

Prenez dans chaque main de l’homme Tourmenté par un soin ardu De savoir ce qu’il vous faut, du Bouton de rose ou de la pomme.

Pour chasser le malentendu,

En lui disant que c’est tout comme Prenez dans chaque main de l’homme Tourmenté par un soin ardu.

Témoin au mariage de l’Auteur.

VERS DE CIRCONSTANCE

in

Si, damoisel ou majordome,

Il a, près de vous, confondu La fleur qu’on respire éperdu Et le fruit qui ne se consomme.

Prenez dans chaque main de l’homme.

SONNETS

Pour un baptême

Si, subtile, le petit nez Eblouissant noyé dans telle Candeur de rires devinés Que s’entrouvre cette dentelle,

Le filial instinct vous prit.

Orgueilleuse, mais la seconde, De ressembler par son esprit Tout bas à votre aïeule blonde,

Conservez, des fonts baptismaux, Afin qu’il se volatilise Miraculeusement en mots Natifs et clairs comme une brise.

Mademoiselle Mirabel Sur la langue le grain de sel.

L’aile s’évanouit et fond Des Cupidons vers d’autres nues Que celles peintes au plafond, Prends garde ! quand tu éternues —

VERS DE CIRCONSTANCE

Ou que ce couple qui jouait N’interrompe sa gymnastique Pour te décerner le fouet Sur quelque chose d’élastique

Si (moi-même je reconnais Comme avec à propos on t’aime Pâlie en de petits bonnets)

Jamais tu gazouilles ce thème

Ancien : Z’ai mal à la gorze — Pendant l’an quatre vingt quatorze.

Toast

{Saint-Charlemagne , au college ILollin, 2 février !S95.)

Comme un cherché de sa province Sobre convive mais lecteur Vous aimâtes que je revinsse Très cher Monsieur le Directeur

Partager la joie élargie Jusqu’à m’admettre dans leur rang De ceux couronnant une orgie Sans la fève ni le hareng

Aussi je tends

avec le rire Écume sur ce vin dispos Qui ne saurait se circonscrire Entre la lèvre et des pipeaux

A Vous dont un regard me coupe La louange

haut notre Coupe

VERS DE CIRCONSTANCE

Le bachot privé d’avirons Dort au pieu qui le cadenasse —

Sur l’onde nous ne nous mirons Encore pour lever la nasse

Le fleuve sans autres émois Que l’aube bleue avec paresse Coule de Valvins à Samois Frigidement sous la caresse

Ce brusque mouvement pareil A secouer de quelque épaule La charge obscure du sommeil Que tout seul essaierait un saule

Est Paul Nadar debout et vert Jetant l’épervier grand ouvert.

Sur un exemplaire des poésies de l'Auteur écrites de la main de V alère Gille.

La Gloire comme nulle tempe Encore ni poivre ni sel Ne s’y dora selon la lampe,

De si tôt paraître missel,

Ce l’est avec le commentaire Par entrelacs colorié :

Je me sens un peu comme en terre Allé refleurir le laurier.

Le beau papier de mon fantôme Ensemble sépulcre et linceul Vibre d’immortalité, tome A se déployer pour un seul

Dans le gothique d’évangile Par vous rêvé, Valère Gille.

VERS DE CIRCONSTANCE

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