‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 121 sur 336 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

CLOPIN

Attcndrcz-vous ?

CLAUDE FROLLO

J'attend.

Que je robticnne ou que je meure!

CLOPIN

Puis-je vous servir?

CLAUDE FROLLO

Non.

Il fait signe k Clopin de s*éloigner, après lui avoir jeté sa bourse. Resté seul avec Quasimodo, il Tamène sur le devant du théâtre.

Viens, j'ai besoin de toi.

QUASIMODO

C'est bien.

Pour une chose impie, afFreuse, extrême.

QLTASIMODO.

Vous êtes mon seigneur.

CLAUDE FROLLO

Les fers, la mort, la loi, Nous bravons tout.

QUASIMODO

Comptez sur moi.

CLAUDE FROLLO, impétueusement.

J'enlève la fille bohème !

QUASIMODO

Maître, prenez mon sang — sans me dire pourquoi.

Sur un signe de Claude FroUo, il se retire vers le fond du théâtre et laisse son maître sur le dcyant de la sc^ne.

CLAUDE FROLLO

O ciel! avoir donne ma pensée aux abîmes. Avoir de la magie essaye tous les crimes,

THÉÂTRE. — ra. 18

IMrRiMBKIR «âTIONâLI.

Être tombé plus bas que Tcnfcr ne descend , Prêtre, à minuit, dans l'ombre épier une femme. Et songer, dans l'état où se trouve mon âme, Que Dieu me regarde à présent !

Eh bien, oui! qu'importe!

Le destin m'emporte , Sa main est trop forte, Je cède à sa loi !

Mon sort recommence!

Le prêtre en démence N'a plus d'espérance Et n'a plus d'effroi !

Démon qui m'enivres, Qu'évoquent mes livres.

Si tu me la livres, - Je me livre à toi !

Reçois sous ton aile Le prêtre infidèle !

L'enfer avec elle.

C'est mon ciel, à moi!

Viens donc, ô jeune femme!

C'est moi qui te réclame !

Viens, prends-moi sans retour!

Puisqu'un Dieu, puisqu'un maître, Dont le regard pénètre Notre cœur nuit et jour.

Exige en son caprice Que le prêtre choisisse Du ciel ou de l'amour!

OyASlMODO, revenant.

Maître, l'instant s'approche.

CLAUDE FROLLO

Oui, l'heure est solennelle 5 Mon sort se décide, tais-toi.

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