‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 137 sur 336 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CLAUDE FROLLO, PHŒBUS

CLAUDE FROLLO, arrêunt Phœbus au moment oh il se dispose k sortir.

Capitaine !

PH(EBUS.

Quel est cet homme?

CLAUDE FROLLO

Écoutez-moi.

PHCEBUS.

Dcpcchons-nous! •

CLAUDE FROLLO

Savez-vous bien comment se nomme Celle qui vous attend ce soir au rendez-vous ?

PH(EBUS.

Eh, pardieul c'est mon amoureuse.

Celle qui m'aime et me plaît fortj C'est ma chanteuse, ma danseuse.

C'est Esmeralda.

CLAUDE FROLLO

C'est la mort.

PHŒBUS

L'ami, vous êtes fou, d'abord j Ensuite, allez au diable!

296 LA ESMERALDA

CLAUDE FROLLO

Écoutez!

PHŒBUS

Que m'importe?

CLAUDE FROLLO

Phœbus, si vous passez le seuil de cette porte. . .

PHOEBUS

Vous êtes fou !

CLAUDE FROLLO

Vous êtes mort!

Tremble ! c'est une égyptienne !

Elles n'ont ni loi, ni remord.

Leur amour déguise leur haine, Et leur couche est un lit de mort!

PHOEBUS, riant.

Mon cher, rajustez votre cape.

Rentrez à l'hôpital des fous 5 Il me paraît qu'on s'en échappe.

Que Jupiter, saint Esculape, Et le diable soient avec vous!

CLAUDE FROLLO

Ce sont des femmes infidèles.

Crois-en les publiques rumeurs.

Tout est ténèbres autour d'elles.

Phœbus, n'y va pas, ou tu meurs!

L'insistance de Claude Frolio paraît troubler Phœbus, qui considère son interlocuteur

avec anxiété.

ENSEMBLE

PHŒBUS

Il m'étonne.

Il me donne Malgré moi quelques soupçons.

Cette ville.

Peu tranquille.

Est pleine de trahisons.

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