ACTE IV
PHŒBUS, apparaissant \ cheval , p^^> haletant ^ épuisa comme un homme qui vient de faire une longue courte.
Arrêtez!
LA ESMERALDA
Phœbus!
CLAUDE FROLLO, k part, terrifié.
La trame se déchire !
PHŒBUS, le jeunt \ bas du cheval.
Dieu soit loué! je respire. .
J'arrive à temps. Celle-ci Est innocente et voici Mon assassin !
Il d^gne Claude ProUo.
TOUS
Ciel! le prêtre!
PH(EBUS.
Le prêtre est seul coupable, et je le prouverai. Qu'on l'arrête!
LB PEUPLE
O surprise!
Les archers entourent Claude FroUo.
CLAUDE FROLLO
Ah! Dieu seul est le maître!
Phœbus !
LA ESMERALDA
PHCEBUS.
Esmeralda!
Ils se jeuent dans les bras Tun de Tautre.
LA ESMERALDA
Mon Phœbus adoré !
Nous vivrons.
PHŒBUS
Tu vivras.
3l6 . LA ESMERALDA.
Vivez tous deux!
LA ESMERALDA
Pour nous le bonheur brille.
LE PEUPLE
LA ESMERALDA
Entends ces joyeuses clameurs!
A tes pieds reçois l'humble fille. — Ciel ! tu pâlis! Qu'as-tu ?
PHŒBUSy chancelant.
Je nieurs.
Elle le reçoit dans ses bras. Attente et anxiété dans la foule.
Chaque pas que j'ai fait vers toi, ma bicn-aimée, A rouvert ma blessure à peine encor fermée. J'ai pris pour moi la tombe et te laisse le jour. J'expire. Le sort te venge j Je vais voir, ô mon pauvre ange.
Si le ciel vaut ton amour!
— Adieu!
Il expire.
LA ESMERALDA
Phœbus! il meurt! en un instant tout change!
Elle tombe sur son corps.
Je te suis dans l'cternitc !
Fatalité!
LE PEUPLE
Fatalité!
NOTES DE CETTE EDITION
RELIQUAT
DE
LA ESMEKALDA.
La EsmeralJa est un des rares ouvrages de Victor Hugo dont on n*a pas le manuscrit; le poète Taura probablement donne à M'** Louise Bertin. Mais on a retrouve un scénario intéressant, un scénario qui diffère notablement de la pièce représentée. La recluse y a son rôle. Au lieu du dénouement banal du livret imprimé, la fin se rapproche de celle du roman. Il y a même deux versions de ce dernier acte.
Voici ce curieux scénario :