‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 218 sur 336 · LE PAGE · texte numérisé non relu

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Oui, monseigneur 5 soyez tranquille.

Il sort. RUY BLAS> reste seul, tombant sur un fauteuil.

Mes esprits Se calment. Cependant, comme dans la folie. Je sens confusément des choses que j'oublie. Oui, le moyen est sûr. — Don Guritan!... — Mais moi.^ Faut-il attendre ici don Salluste ? Pourquoi ? Non. Ne l'attendons pas. Cela le paralyse Tout un grand jour. Allons prier dans quelque église. Sortons. J'ai besoin d'aide, et Dieu m'inspirera!

U prend son chapeau sur une crédence, et secoue une sonnette pesée sur la uble. Deux nègres, vêtus de velours vert clair et de brocart d'or, jaquettes plissées ï grandes basques, paraissent à la porte du fond.

Je sors. Dans un instant un homme ici viendra. — Par une entrée à lui. — Dans la maison, peut-être. Vous le verrez agir comme s'il éuit maître. Laissez-le faire. Et si d'autres viennent. . .

Apres avoir hésité un moment.

Ma foi.

Vous laisserez entrer!

Il congédie du geste les noirs, qui s'inclinent en signe d'obéissance et qui sortent.

Allons!

Il sort.

Au moment où la porte se referme sur Ruy Blas, on entend un grand bruit dans la cheminée, par laquelle on voit tomber tout k coup un homme, enveloppé d'un manteau déguenillé, qui se précipite dans la chambre. C'est don César.

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