ACTE IV. — DON CÉSAR
DON CÉSAR
Pardicu ! j'ai cet honneur.
César! le vrai César! le seul César! le comte DeGaro...
LE LAQIJAIS, posant sur le fauteuil la sacoche.
Daignez voir si c'est là votre compte.
DON césAR, comme ébloui.
A part.
De l'argent! c'est trop fort!
Haut.
Mon cher. . .
LE LAQUAIS
Daignez compter.
C'est la somme que j'ai l'ordre de vous porter.
DON CÉSAR, gravement.
Ah! fort bien! je comprends.
A part.
Je veux bien que le diable. . . — Çà, ne dérangeons pas cette histoire admirable. Ceci vient fort à point.
Haut.
Vous faut-il des reçus ?
LE LAQUAIS
Non, monseigneur.
DON CÉSAR, lui montrant la ublc.
Mettez cet argent là-dessus.
Le laquais obéit.
De quelle part ?
LE LAQIJAIS. .
Monsieur le sait bien.
DON CÉSAR
Sans nul doute.
Mais. . .
LE LAQIJAIS.
Cet argent, — voilà ce qu'il faut que j'ajoute, — Vient de qui vous savez pour ce que vous savez.
DON césAR, satis£ut de rexplication.
Ah!
LE LAQUAIS
Nous devons, tous deux, être fort réservés. Chut!
Chut!!! — Cet argent vient... — La phrase est magnifique! Redites-la-moi donc.
LE LAQUAIS
Cet argent. . .
DON CÉSAR
Tout s'explique!
Me vient de qui je sais. . .
LE LAQUAIS
Pour ce que vous savez.
Nous devons. . .
DON CÉSAR
Tous les deux!!!
LE LAQUAIS
Être fort réservés.
DON CÉSAR
C'est parfaitement clair.
LE LAOyAIS.
Moi, j 'obéis j du reste Je ne comprends pas.
DON CÉSAR
Bah!
LE LAQUAIS
Mais vous comprenez!
DON CÉSAR
Il suffit.
Peste!
LE LAQUAIS
DON CÉSAR
Je comprends et je prends, mon très cher. De l'argent qu'on reçoit, d'abord, c'est toujours clair.