PREMIÈRE PARTIE. — UAÏEUL
OTBERT, seul.
Merci, femme!
Quel que soit ton projet, qui que tu sois, merci! Ma Regina vivrai — - Mais poitons-lui ceci.
Il se dirige vers k porte bâurde^ puis s'arrête ua moment et fixe son regard sur la fiole.
Oh ! que l'enfer me prenne et qu elle vive !
Il entre précipitamment sous la porte bâtarde, qui se referme derrière lui. Cependant on entend, du côté opposé, des rires et des chants qui semblent se rapprocher. La grande porte s ouvre k deux battants.
Entrent avec une rumeur de joie les princes et les burgraves, conduits par Hatto, tous couronnés de fleurs, vêtus de soie et d'or, sans cottes de mailles, sans gambessons et sans brassards, et le verre en main. Ils causent, boivent et rient par groupes, au milieu desquels circulent des pages portant des flacons pleins de vin, des aiguières d'or et des plateaux charges de fruits. Au fond, des pertuisaniers immobiles et silencieux. Musiciens. Clairons, trompettes, hérauts d'armes.