SCÈNE V. — Le Mendunt, les Burgraves
Cette grande scène a été fort travaillée sur le manuscrit même $ les retouches , les intcrcahtions, les additions en marge, les morceaux changés de place y abondent. Voici des variantes qui valent d'être signalées :
HATTO
D'où sort ce compagnon?
LE MENDIANT
De la tombe.
HATTO
Es-tu spectre ou mendiant? Ton nom?
LE MENDIANT
Ah! le burgrave est roi?
Eh bien, touchez, voyez, entendez! C'est bien moi! J'arrive, il était temps! Allemagne, ô patrie!
MAGNUS
Oui, nous sommes en fctc, oui, nous sommes en joie 5 Oui, notre ongle tressaille au flanc de notre proie. Le sens-tu?...
MAGNUS
Tout baron, comme lui, te hait. Écoute. Un soir. J'ai vu près d'Andernach le comte Ulrich le Noir Ronge par un corbeau sur un gibet de pierre. J ai brûle la foret dAndernach tout entière Parce que ce bois sombre où mon courroux tombait Avait Élit le corbeau. — Toi, tu fis le gibet I
Au bas de la dernière page, la date : 2 oHohre, et le chiffre des vers que contient l'acte : 578.
TrokHme partie, — Le Caveau perdu.
Au faux titre , ce croquis du décor :
A la première page , la date : ij oâohre. SCÈNE I. — Job, seul.
Variantes du monologue de Job :
Job, ce grand reprouve qui maigre Dieu respire...
Oui, c'est un songe aflfreux qui suit mes pas funèbres Et devient plus difforme encor dans ces ténèbres!
Noirs esprits! contre vous en vain je me défend. Vous m'ôtez la raison, j'ai peur comme un enÊint. J'ai peur! — Démons auxquels je ne puis me soustraire, Qu'avez-vous fait de moi?
6UÂNHUMARA, apparaissant.
Qu'as-tu Eût de ton frère?