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REVUE DE LA CRITIQUE
La critique de 1843, si hostile à l'œuvre de Victor Hugo depuis plusieurs années, n'eut garde de desarmer pour les Burgraves; l'occasion était trop belle d'en finir avec le révolutionnaire. Mais il n'y a vraiment rien , dans ces articles malveillants, qui vaille d'être conserve!
L'article de Jules Janin lui-même, dans le Journal des Débats, est loin d'être sans reserves :
... Tel est le sujet de ce drame, auquel nous ne pouvons trouver d'analogie que dans les plus hardies tentatives du génie grec.
Nous avons dit les beautés en toute joîc.
la grâce du dialogue, l'éloquence du discours, les traits naïft et vrais, la grandeur, l'héroïsme, l'éclat, la nouveauté; nous dirons en même temps que c'est Ik une œuvre pleine d'invraisemblances, d'étrangetés, de choses impossibles, plus souvent une légende allemande qu'une histoire, plus souvent un poème qu'une tragédie.
... On écoutait, on souriait, on applaudissait, quelques-uns même s'épouvantaient, beaucoup admiraient ï outrance. Le succès a été presque unanime.
Au milieu et au-dessus des attaques passionnées, voici deux belles pages de haute et sérieuse critique :
Charles Magnin, dans la Retme des Deux-MonJes.
. . . Crojez-vous que quand le vieil Eschyle clouait le Titan, martyr de la civilisation hellénique, sur la cime de je ne sais quel Caucase baigné par l'Océan, la Grèce assise dans le théâtre de Bacchus fît ï l'auteur des objections géographiques, ou se prit k le chicaner sur les invraisemblances de sa 6able ? La beauté idéale de la conception et la perfection des vers absolvaient le poète; et, certes, la grandeur du tableau qui termine le premier acte des Burgraves aurait fait battre des mains a tout le peuple d'Athènes.
Comme Hemanij ks Burgraves se composent de deux parties distinctes, trop distinctes même, quoique réunies dans un même cadre. Il y a, d'une part, une légende individuelle, un fabliau mêlé de crime et d'amour; puis, de l'autre, il y a un coup d'œil général et comme ^ vue d'oiseau jeté sur une grande époque historique. Laissons un moment le fabliau et envisageons l'histoire.
Quel a été le but du poète? Il a voulu nous montrer l'antique et robuste féodalité allemande, depuis les temps historiques jusqu'à son déclin; d'abord grande et simple comme les héros d'Homère, ensuite loyale encore et valeureuse comme un homme d'armes, puis efféminée, abâtardie, félonne, déclinant ainsi de génération en génération, et s'effaçant enfin d'elle-même devant une idée plus grande et plus forte, l'idée de la patrie commune et de l'unité allemande.
Le poète, pour personnifier ces deux grandes
forces, celle de l'individu et celle de la société, dont la longue lutte a agité tout le moyen âge, a su trouver les symboles les plus poétiques et les plus frappants. Tout cela est à la fois d'une grande beauté et d'une grande nouveauté.
. . . Cette œuvre, grande par la pensée, sévère par l'exécution, attachante mais trop compliquée par la fable, nous paraît ce que M. Hugo a tenté jusqu'ici sur la scène de plus grave et de plus élevé. Il y a incontesublement progrès dans l'inspiration, progrès dans l'expression. Si, en employant le mot impropre de trilogie pour désigner simplement une pièce en trois actes, le poète n'a voulu par là qu'indiquer la volonté nouvelle chez lui de se rapprocher du drame antique, il a eu toute raison. Dans aucune autre de ses œuvres dramatiques, M. Hugo n'avait encore dirigé ses admirables facultés de manière à éveiller, comme dans celle-ci, les souvenirs de b scène grecque.
La VrtjU.
Théophile Gautier,
Autrefois, sur le bord des rochers qui hérissent les bords du Rhin, se dressaient, au milieu des nuées , des donjons inaccessibles habités par des Burgraves, bandits - gentilshommes, voleurs homériques, qui rançonnaient les passants, pillaient les convois, et remontaient ensuite à leurs nids avec leur proie dans les serres. Èventrées par les assauts, ébréchées par le temps, disjointes par l'envahissement de la végétation, les hautes tours des burgs abandonnés tombent pierre à pierre dans le fleuve, ou pendent formidablement sur l'abîme en fragments démesurés.
Dans ses admirables lettres sur le Rhin, Victor Hugo, avec ce talent descriptif qui n'eut jamais d'égal, nous a fait parcourir quelques-uns de ces antiques repaires féodaux dont il sait tous les secrets, la salle d'armes, les caveaux aux voûtes surbaissées, l'escalier en colimaçon, le couloir qui circule dans l'épaisseur des murs, l'oubliette au fond pave d'ossements, la guérite en poivrière, accrochée aux créneaux comme un nid d'hirondelles; il nous a tout montré, il nous a promenés dans toutes les salles, à tous les étages. C'est sans doute en visitant un de ces donjons que l'idée des Bar^aves est venue à l'illustre poète. Il
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aura d'abord, par le travail de la pensée, restauré les portions en ruines, remis \ leur place les pierres écroulées, rattaché le pontlevis ^ ses chaînes, rétabli les planchers effondrés, arraché le lierre et les herbes parasites, replacé les vitraux dans leurs mailles de plomb, jeté un chêne ou deux dans la gueule béante des cheminées, posé çk et 1^, dans l'embrasure des fenêtres, quelques chaires en bois sculpté; puis, quand il aura vu toutes les choses ainsi arrangées et remises en eut dans le manoir seigneurial, la fantaisie lui aura pris d'évoquer les anciens habitants, car le poète a, comme la p^honisse d'Endor, la puissance de faire apparaître et parler les ombres. Hatto se sera présenté le premier, puis Magnus son père, puis Job l'aïeul, le cercle s'élargissant et se reculant toujours. Cette vision des temps disparus, Victor Hugo l'a réalisée et fixée en vers magnifiques, et il en est résulté la trilogie des Burgrapes,
Suit l'analyse détaillée du drame :
. . .Pourrons-nous maintenant comme il convient, louer cette versification ferme, carrée, robuste^ familière et grandiose, qui annonçait le poète souverain , comme dirait Dante ? A chaque instant, un vers magnifique qui d'un grand coup de son aile d'aigle nous enlève dans les plus hauts cieux de la poésie lyrique. C'est une variété de ton, une souplesse de rythme, une facilité de passer du tendre au terrible, du plus frais sourire k la plus profonde terreur, que nul écrivain n'a possédées au même degré.
Le public s'est montré digne^ cette fois, de * la grande œuvre qu'on représenuit devant lui. Il a écouté, avec le respect qui convient au peuple de l'Athènes moderne, l'œuvre de son premier poète, applaudissant les beaux endroits, n'inquiétant pas l'action pour un détail hasardeux ou d'une bizarrerie relative. Aussi, il faut dire que jamais assemblée pareille ne s'était réunie pour écouter une œuvre humaine. Tout ce que Paris, le cerveau du monde, renferme de savant, d'intelligent, de passionné, de célèbre et d'illustre k un titre quelconque, se trouvait k l'appel : la littérature, les arts, le théâtre, la politique, la banque, l'élégance, la beauté, toutes les aristocraties. Chaque loge renfermait au moins une renommée. Il n'y a, dans ce temps, que
Victor Hugo qui préoccupe k ce point la curiosité et l'attention publiques. Qjj/on lui soit favorable ou hostile, tout le monde s'occupe de ses œuvres. Un drame de lui est toujours un événement, un sujet de discussions; lui seul peut substituer les querelles littéraires aux querelles politiques.
... Il y a chez Victor Hugo une qualité, la plus grande, la plus rare de toutes dans les arts : la force ! Tout ce qu'il touche prend de la vigueur, de l'énergie, de la solidité; sous ses doigts puissants, les contours se dessinent nettement; rien de vague, rien de mou, rien d'abandonné au hasard. Il a cette violence et cette âpreté de style qui caractérisent Michel- Ange : son génie est un génie mâle, — car le génie a un sexe. — Raphaël est un génie féminin, ainsi que Racine; Corneille est un génie mâle. Nul ne se rapproche davantage de la grandeur sauvage d'Eschyle : Job a des tirades qui ne seraient pas déplacées dans le Prom/tb/e encbaln/. L'imprécation de Guanhumara, quand elle prend la nature k témoin de son serment de vengeance, est un des plus beaux morceaux de notre littérature ; c'est l'ampleur et la poésie k pleine volée de la tragédie antique, bien différente de la tragédie classique.
Qi^clle merveilleuse puissance il a fallu pour faire revivre ainsi toute cette époque évanouie et fondue dans la nuit du passé douteux, reconstruire ce monde de granit habité par des géants d'airain, rebâtir pierre k pierre, avec unb patience d'architecte du moyen âge, ce burg inaccessible et formidable, aux murailles oh. circulent des couloirs ténébreux , aux caveaux pleins de mystères et de terreurs, avec ses vieux portraits de famille, ses panoplies qui rendent d'étranges murmures lorsque la bise les efHeure de l'aile, et qui semblent être encore remplies par les âmes dont elles ont revêtu les corps! Quelle force de réalisation il a fallu pour mêler ainsi les fantômes de la légende aux personnages naturels, et mettre dans ces bouches impériales et homériques des discours dignes d'elles ! Soutenir ainsi ce ton d'épopée, ce bel élan lyrique pendant trois grands actes, Victor Hugo seul pouvait le faire aujourd'hui.
Comme la presse de 1872 pour Kuy Bios, la presse de 1902 pour les Burgraves donna au poète et à l'œuvre une belle
revanche. On aurait à citer ici plus d'un cloquent article ; il faut se borner au plus cloquent, à celui de Catulle Mendè^.
Le Journal.
Citulle Mend^s.
Inoubliables heures de beauté et d'enthousiasme! Fctc sublime des esprits! Réconfort chaleureux des cœurs! Pendant que sonnaient les grands vers ténébreux ou rayonnants, pareils k des clairons d'ombre ou de gloire, la France, k qui l'Europe, curieuse de savoir comment nous honorons le génie, était attentive, la France, un soir tout assemblée en Paris, célébrait, d'une frénétique joie, cette réalisation la plus haute du rêve humain : le Drame-Épopée. Oui, le public a été digne de l'œuvre. Oui, le Tout -Paris a été vraiment, le vrai, le grand Paris, total. Les petites ironies, les restrictions sournoises, les obscures fermetures k la splendeur du beau, les résistances ï l'émotion tragique, s'étaient vite dispersées, évanouies, dans une noble ardeur sincère, comme fondent au soleil les neiges sales des rues; k peine,- en un fond de couloir, se renfrognait, la mine déconfite, quelque plaisantin redoutant qu'ua tel triomphe ne reurdât l'avènement, k la Comédie-Française, du vaudeville ironiste; et voici que, seule et toute, il y avait, attendrie, charmée, angoissée, admirante et adorante, la saine et grande âme française en face du plus grand des poètes de France.
J'ai dit : Épopée.
En effet. Us Bmrgraves sont, dialogué, divisé en actes et en scènes, un poème épique. On peut dire que Victor Hugo commence la L/gtnde des Sikks dès les Bur^-aves : cette tragédie est le porche sombre par où le plus éperdu, le plus magnifique, le plus sublime des poètes lyriques pénétra dans l'épopée; et, après des pas en arrière jusqu'au commencement de la vie, jusqu'k l'éden où la Femme fut sacrée par la Maternité, il marcha, de chef-d'œuvre en chef-d'œuvre, jusqu'k la Fia d? Satan, jusqu'k DicH ! Aujourd'hui , ce n'est pas le temps d'examiner si la sublimité lyrique et la sublimité épique doivent être, toujours, tout le drame, ou, pour parler plus précisément, tout le théâtre, tel surtout que l'ont fait, en l'âge moderne, la singularité des tempéraments, la subtilité des émotions
psychiques. Il se peut, en effet, que le drame purement, hautainement poétique, tout de rêve ou d'action surhumaine, — frère de l'ode et de l'épopée, — doive n'être qu'une magnifique exception dans l'œuvre des poètes et dans l'admiration des peuples. Victor Hugo semble avoir été de cet avis, puisqtie, avant les Burgraves, il a donné CromweU, Heraanij Marion de Larme, JUy Bios, le Koi samme. Mais, quand, lyrique et épique, nous est offert un drame énorme, presque divin, il faut que notre compréhension, que toute notre adoration s'y hausse et s'y plaise, avec la joie que les oiseaux doivent ressentir k planer haut! Paris est capable de cette superbe envolée. C'est pourquoi il admire les Burgraves,
Catulle Mendcs fait ici l'analyse du drame et trouve Ta&bulation trop compliquée et même un peu mélodramatique ; xai ffv, T^xror ! — Il conclut :
. . . J'aurais préféré , — oh ! oser dire cela , en parlant de l'œuvre du plus souverain des génies! — j'aurais préféré qu'autant de sublimité émanât de plus de simplicité. Mais, cette réserve faite, j'appartiens tout entier k l'émerveillement, k l'éblouissement, au rayonnement formidable et tyrannique d'une épopée , dont la beauté n'avait jamais été atteinte et jamais ne sera surpassée. En vérité, il est incroyable, inimaginable, qu'un poète, pas dieu encore, — mais, peut-être, Victor Hugo l'était-il déjk ? — ait conçu , et exprimé tant de grandeur, tant de douceur aussi! Tout ce que la vieillesse, héroïque et criminelle, peut avoir d'énormité, se dresse dans le vieux Job, Prométhée-patriarche , Mathusalem prodigieux de la gloire, du forfiit, du remords; et, en même temps, il se penche, de si haut, comme avec des sourires et des caresses d'infini, vers la tendresse des jeunes amants. Une féroce humanité louve aboie dans les clameurs superbes de Magnus. Guanhumara semble une démesurée Erinnye. Et qu'elle est exquise, et si pareille k une plainte d'ange-colombe, souffrant et mourant, Régina! et qu'ils sont semblables k l'amour et au courage d'un jeune héros divin, l'amour et le courage d'Otbcrt le franc-archer! Cependant, Barberoussc, l'empereur providentiel, en qui vivent tous les sauveurs de patries.
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tire des haillons du Mendiant le sceptre maître du monde. Jamais plus de grandeur n*^mana de l:i pensée humaine! Et c'est Tombrc toute puissante^ traversée de doux rayons, c*est l'envergure dominatrice de formidables fantômes issus, pareils k elles par la hauteur et la terreur, des ruines colossales de la légende, qui plana sur nos esprits effarés de tant de magnifiques ténèbres. Et le vers de Victor Hugo, vaste, sonore, subtil, furieux, tendre, immense, incomparable, est le verbe naturel de toute cette énormité. Quelques spectateurs pensaient peut-être qu'ils étaient émus, — torturés ou charmés, — par les péripéties de l'action féroce et touchante P non, ce qui les prenait, ce qui les possédait, ce qui ne les lâchait pas, c'était la sublimité de l'idée, de l'image, du verbe; cette soirée d'acclamation, oîi la France a magnifié Victor Hugo, a été le triomphe de la Poésie, irrésistible souveraine.
Comme le public, la Comédie-Française a été digne de l'œuvre. Quel théâtre au monde pourrait offrir une telle représentation ? Deux hommes entre tous, aujourd'hui, ont le droit d'être fiers et heureux. C'est M. Jules Claretie, sous l'autorité de qui elle a été préparée et réalisée, et M. Paul Meurice, qui, par son antique expérience et sa jeune ferveur, a tant contribué \l la faire si belle. M. Paul Meurice, malgré ses quatre-vingts ans, est un jeune vieillard ; il est comme le Magnus du Job de la poésie française.
La mise en scè-ne est, de tout point, admirable. Même les rôles de second plan ont été tenus avec justesse, avec solidité, avec une intelligence zélée. Il faut louer M. Leitner, qui , dans le personnage de Karl , a le geste sobre et la diction si nette; M. Fcnoux, Hatto farouche et somptueux; M. Delaunay, qui joue avec une simplicité ferme le prisonnier Teudon; M"* Bertiny, joli Lupus frêle et hardi ; M"* Marthe Régnier, — c'est Gorlois , — aux audaces d'enfantelet volontaire et cruel.
Jamais M. Mounet-SuUy, qui joue Job
l'excommunié, n'a eu plus de puissance ni de tendresse. Que de douceur dans sa voix forte ! Quelle caresse , tout k coup , dans son geste tout k l'heure formidable! Il a été tour k tour terrible et cUin, toujours grandiose même dans la plainte fzimilière des attendrissements; des larmes sont venues à tous les yeux pendant qu'il riait k Régina et k Otbert. M. Silvain, — c'est Frédéric Barberousse, — a eu toute la force et toute la grandeur de son rôle. M. Paul Mounet — Magnus — a le geste superbe, il marche d'un pas de héros conquérant. Que M"" Bartet, Régina jeune comme l'adolescence des vierges, soupire délicieusement son regret des feuilles fanées et des hirondelles qui s'envolent! Pour ce qui est de M"* Segond-Weber, qui, dans le personnage de Guanhumara, a remporté un magnifique triomphe, elle s'est élevée, ce soir, jusqu'à la suprême beauté de son art. Attitude, geste, parole, rien qui n'ait été la perfection même ; effrayante , sans mélodrame, lyrique, sans déclamation banale, elle torturait les cœurs avec sa belle voix déchirante; et elle fut véritablement rÉrinnye sauvage et grave que le maître rêva.
Apics /m BurgraveSj k côté de M"* Bartet, toute de blanc vêtue, qui, devant le buste de Victor Hugo, environné de drapeaux et de palmes, a exquisement murmuré le beau po^mc de «La Tombe aux pays des lauriers», M"* Segond-Weber, toute de deuil enveloppée, a récité, avec une belle émotion et d'un art achevé, les vers qui disent l'enfance et la jeunesse du poète. Alors ce furent de tous les points de la salle, ardemment, et toujours, et encore, et toujours, des cris d'enthousiasme et de gloire. Comme nous étions heureux! non point de notre seule joie, ô mon auguste, ô mon adoré Maître! mais de la vôtre aussi. Car, éternellement vivant, puisque vous n'avez jamais cru k la mort, vous avez pu voir et entendre combien votre France vous admire et vous aime.
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
Les BurgrapfSj Trilogie. — Paris, E. Michaud, éditeur, boulevard Saint-Martin, n*2, et au siège de la Société pour Texploitation des œuvres de Victor Hugo, chez Duriez et C'% rae Monsieur-le-Prince , n* 49 (imprimerie Béthune et Pion), 1843. Édition originale, in-S"; prix : 5 francs.
Les Burgraves,,. — Théâtre de Victor Hugo, de l'Académie française, troisième série. Paris, Charpentier, 1844, in-i8. Édition collective, prix : 3 fr. jo.
Les hurgraves. . . — Œuvres de Victor Hugo, tome IX hkj Fume et C**, rue Saint- Andrédes-Arts, n* 55, 1844, in-8*.
Les Burgraves, — Paris, Michel Lévy, 1845, édition grand in-8* \ deux colonnes.
Les Burgraves. — Œuvres illustrées de Victor Hugo, Paris, édition J. Hetzel ; Paris, Marescq et C et Blanchard, 1853, grand in-8" \ deux colonnes.
Les Burgraifes. — Théâtre de Victor Hugo, Paris, édition J. Hetzel (s. d.). Réimpression de la précédente.
Les Burgraves, . . — Œuvres de Victor Hugo, Drame IV. Alexandre Houssiaux, libraireéditeur, rue du Jardinet-Saint- André-des- Arts, n* 3 (imprimerie Simon Raçon et C"), i8j6. Édition in-8"', ornée de vignettes.
Les Burgraves. . . — Œuvres de Victor Hugo ,
Théâtre IV. Paris, A. Lemerre, 1876, petit in-12; prix : 6 francs.
Les Burgraves.,, — Œuvres complètes de Victor Hugo, Drame IV. Édition définitive, Paris, Hetzel-Qwtntin , 1880, in-8*; prix : 7 fr. JO.
Les Burgraves, — Victor Hugo illustré.
Théâtre. Paris, E. Hugues (s. d.) , grand in-8* k deux colonnes.
Les Burgraves, , , — Œuvres complètes de Victor Hugo, Drame IV. Édition nationale, Emile Tes tard et C'*, 1887, petit in-4'; illustrations de Rochegrosse.
Les Burgraves, — Petite édition définitive in-i6 (s. d.), Hetzel-Quantin ; prix n francs.
Les Burgraves, — Édition \ 25 centimes le volume , 2 volumes in-32 ; Jules RoufF et C'% cloître Saint-Honoré, Paris (s. d.).
Les Burgraves... — Édition de Tlmprimeric nationale, Paris, Paul OUendorff, chaussée d'Antin, n° 50, grand in-8'; prologue inédit, notes nouvelles; publié a 10 francs.
Il faut mentionner une parodie exceptionnellement spirituelle et bienveillante , Us BarhiU' graves J par Paul Zéro (Paul Garnier). Publication de la Kfvue de la Prûvince^ 1843, — et le livre d'un poète érudit et enthousiaste, le RJfsn et les Burgraves^ par Philoxène Boyer. Grenoble, 1849.
NOTICE ICONOGRAPHIQUE
Barberoufie se faisant r.'conttaïtre , acte H, dessin de G. Lemercier.
Geffroy, costume d*Otbert; BeauvaOet, costume de Job. — Publié dans Hllu/frat/oUj 1843.
M^' Broban, costume de Lupus, et A4*'' Garrique, costume de Gorlois; M, Drouv/Mej costume de Hatto. — N" 1592, 1593 et 1595 de la collection Martinet. — Chez Hautccœur- Martinet, éditeur^ rue du Coq, n° 15, Paris.
NOTICE ICONOGRAPHIQUE
Guanbumara apparaipant a hh, acte III y dessiné et lithographie par Fragonard, lithographie Paul Petit et C'% pbce du Doyenné, 3.
— Publié par le Partfnr.
hh, ï excommunié j dessin de Monginot , photogravure Goupil. — Publié dans le Uvre d'or de Viffor Hugo,
Entrée du Mendiant j dessin de Henri Martin. — Édition Hugues.
Othert aux pieds de. Kéffua, i" partie, scène m ; les Burgraves à genonx devant Barheroupe, 2* partie, scène vi, dessins de Rochegrosse, gravés k Teau-fortc par Ch. Courtry.
— Édition nationale, Testard, 1887.
Otbert levant le couteau sur S oh, 3' partie, scène m, dessin de François Flamcng, gravé
\ l'eau-forte par Los Rios.
Hébert, rue Perronnet.
Collection
Ijes Burgraves se ruant sur Barberoufie, peinture de Rochegrosse. — Maison de Victor Hugo.
Le Couronnement. Représentation du Centenaire, 26 février 1902. M^ Bartet et AC^ S.-Weher. Plaquette tirée \ 30 exemplaires. — Pellctan, boulevard Saint-Germain, 125.
SALONS
1883. inVartoutla jeuiU: tomh et le bois d^i:nt noir», peinture par M"" Annaly.
1902. Guanbumara, peinture par Gaston Mélingue.