‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 37 sur 336 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Une espèce de salle k laquelle viennent aboutir deux escaliers, un qui monte, l'autre qui descend. L'entrée de cnacun de ces deux escaliers occupe une partie du fond du théâtre. Celui qui monte se perd dans les frises; celui qui descend se perd dans les dessous. On ne voit ni d'oîi partent ces escaliers, ni oh. ils vont.

La salle est tendue de deuil d'une façon particulière : le mur de droite, le mur de gauche et le plafond, d'un drap noir coupé d'une grande croix blanche; le fond, qui fait race au spectateur, d'un drap blanc avec une grande croix noire. Cette tenture noire et cette tenture blanche se prolongent, chacune de leur côté, k perte de vue, sous les deux escaliers. A droite et k gauche, un autel tendu de noir et de blanc, décoré comme pour des funérailles. Grands cierges. Pas de prêtres. Qiiclqucs rares lampes funèbres, pendues ça et Ik aux voûtes, éclairent faiblement la salle et les escaliers. Ce qui éclaire réellement la salle, c'est le grand drap blanc

du fond, k travers lequel passe une lumière rougcâtre comme s'il y avait derrière une immense fournaise flamboyante. La salle est pavée de dalles tumulaires. — Au lever du rideau, on voit se dessiner en noir sur ce drap transparent Tombrc immobile de la reine.

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